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Donald Trump a révoqué l'obligation faite aux responsables des services de renseignement américains de signaler publiquement le nombre de civils tués lors de frappes de drones et autres attaques visant des cibles terroristes en dehors des zones de guerre.

Le Président des États-Unis a officiellement mis fin à l'obligation, imposée par Barack Obama aux services de sécurité, de signaler les pertes civiles résultant des opérations du renseignement américain en-dehors des zones de combat à travers le monde, rapporte Bloomberg. Cet ordre faisait partie d'un effort de responsabilisation visant à minimiser le nombre de civils morts suite à des frappes de drones.

Des groupes de défense des droits de l'Homme ont également reproché aux États-Unis d'avoir mené des frappes de drones sans suffisamment se soucier de la population civile.

La loi en question, votée par le Congrès l'année dernière, obligeait le Département de la Défense à fournir au Congrès un rapport sur les victimes civiles, bien que certaines parties puissent être classées. L'action de Trump abolit les exigences en matière de compte-rendu des frappes de drones de la CIA ou d'autres agences extérieures.

Ned Price, ancien analyste du renseignement et porte-parole du Conseil de sécurité nationale sous Obama, a indiqué que la décision de Trump était «une décision à courte vue qui permettra à nos ennemis d'être plus efficaces».

Le Conseil de sécurité national de la Maison-Blanche a toutefois tenu à souligner dans un communiqué que la directive de Trump mettait fin aux «exigences superflues en matière de rapports» qui «détournent nos spécialistes du renseignement de leur mission».

Selon le «Bureau of Investigative Journalism», le «Foundation for Defense of Democracies» et le centre d'analyse «New America Foundation», les frappes aériennes américaines réalisées hors zone de guerre auraient plutôt causé la mort d'au moins 800 civils depuis 2009.

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Tags:
victimes civiles, drone, CIA, Congrès des États-Unis, Donald Trump, Proche-Orient, Irak, Afghanistan, États-Unis
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