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Présidentielle en Algérie (2019) (59)
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Des Algériens, dont des partis d’opposition, ont réagi sur les réseaux sociaux à la position de la France, dénonçant une tentative d’ingérence de Paris dans la crise politique qui secoue leur pays. Par ailleurs, certains ont estimé qu’il était nécessaire de juger cette position d’une façon dépassionnée.

La position officielle de la France à l'égard de la situation politique en Algérie a suscité la réaction de certains partis politiques algériens d'opposition et des citoyens de ce pays d'Afrique du Nord sur les réseaux sociaux. Beaucoup d'entre eux considèrent le soutien précipité de Paris au système algérien et à son Président Abdelaziz Bouteflika comme une tentative flagrante d'ingérence dans les affaires internes de leur pays. Cependant, d'autres ont appelé à prendre de la distance avec le jugement de la position officielle française en se libérant de l'attitude passionnelle qui caractérise les relations algéro-françaises.

L'une des réactions les plus marquantes est celle de Sofiane Djilali, président du parti Jil Jadid (Nouvelle génération) et membre du mouvement Mouwatana (Citoyenneté). Dans une vidéo publiée sur son compte Twitter, le responsable accuse la France de vouloir éviter l'instauration d'une réelle démocratie en Algérie.

​Pour sa part, Atmane Mazouz, député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), a dénoncé une conception française à deux vitesses de la démocratie.

​Le célèbre caricaturiste Ali Dilem a également réagi à sa façon à la déclaration d'Emmanuel Macron.

​Certains internautes ont suggéré au Président français «de s'occuper de ses Gilets jaunes», appelant leurs concitoyens à inonder le standard de l'Élysée avec leurs appels téléphoniques, à l'image de ce qui s'est passé avec les Hôpitaux universitaires de Genève où était hospitalisé le Président Bouteflika.

​Un internaute a réagi à la déclaration de Sofiane Djilali, appelant à juger la déclaration de la France à tête reposée et de manière dépassionnée afin de prendre une position judicieuse.

Dossier:
Présidentielle en Algérie (2019) (59)

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Tags:
ingérence, élection présidentielle, démocratie, manifestation, Abdelaziz Bouteflika, Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian, Algérie, France
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