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    Hauteurs du Golan

    À propos du tweet de Trump: «Seule la Syrie peut prendre des décisions sur le Golan»

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    Les hauteurs du Golan font partie du gouvernorat syrien de Quneitra. Avant l’occupation israélienne, leur population se chiffrait à près de 116.000 personnes, mais après la guerre des Six jours, il n’en restait qu’environ 6.500, essentiellement des Druses. Sputnik a échangé avec certaines d’entre elles à propos de la déclaration de Donald Trump.

    Israël s'est emparé de 1.260 km2 du gouvernorat de Quneitra, sur lesquels étaient établis 250 villages. Suite à cette occupation, 350.000 habitants du Golan et leurs descendants sont devenus des réfugiés, a déclaré à Sputnik Humam Sadiq Tubiyad, gouverneur du gouvernorat syrien de Quneitra, dont les hauteurs du Golan font partie.

    «À présent, tous ces gens habitent dans les gouvernorats de Damas, de Deraa, de Homs ou dans l'autre partie de Quneitra. Essentiellement, ils louent leur logement et espèrent regagner leurs foyers», détaille-t-il.

    Et d'ajouter qu'ils se considéraient comme des habitants des hauteurs du Golan.

    «La jeune génération des habitants des hauteurs du Golan réagit avec indignation à la déclaration de Trump, que ce soit au cours des contacts en personne ou sur les réseaux sociaux. Le dirigeant américain pratique une politique hautaine où il n'y a pas de place pour le droit international auquel le monde entier se tient», a souligné le gouverneur, commentant l'intention annoncée du Président états-unien de reconnaître la souveraineté d'Israël sur le Golan.

    Un autre interlocuteur de Sputnik, Marzuq Shaalan, organisateur de manifestations nationales sur les hauteurs du Golan, a dit que les gens du cru avaient tourné en dérision la déclaration de Donald Trump sur le Golan.

    «Cela fait déjà 37 ans qu'Israël essaie d'annexer ce territoire. L'histoire, comme la géographie, disent à qui veut l'entendre que les hauteurs du Golan appartiennent à la Syrie. Nous sommes des Arabes syriens. Seule la Syrie peut prendre des décisions sur le Golan et ses habitants. Ni Trump, ni personne d'autre n'en a le droit», a martelé M.Shaalan.

    Selon ce dernier, l'isolement arabe aide Israël et les États-Unis à pratiquer leur politique agressive. Tout d'abord, les Américains ont reconnu Jérusalem comme capitale de l'État hébreu, et les pays arabes n'ont pas riposté.

    «Cette fois encore, les pays arabes se tairont. Ils se sont mis d'accord contre la Syrie il y a 8 ans, et rien n'a changé aujourd'hui», a constaté l'habitant des hauteurs du Golan.

    D'après les dernières données, en 2015, plus de 17.000 Syriens habitaient sur la partie du Golan contrôlée par Israël.

    Donald Trump a estimé jeudi sur son compte Twitter qu'«il [était] l'heure pour les États-Unis de reconnaître la souveraineté d'Israël sur les hauteurs du Golan qui sont d'une importance stratégique essentielle pour la sécurité de l'État d'Israël et la stabilité régionale».

    Selon le chef de la diplomatie israélienne Yisrael Katz, le Président états-unien signera un décret reconnaissant la souveraineté d'Israël sur les hauteurs du Golan, en accueillant lundi à la Maison-Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

    Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a incorporée à son territoire en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion.

    Tags:
    gouverneur, occupation, annexion, réfugiés, Sputnik, présidence américaine, Benjamin Netanyahu, Yisrael Katz, Marzuq Shaalan, Humam Sadiq Tubiyad, Donald Trump, Quneitra, États-Unis, Syrie, Israël, Hauteurs du Golan
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