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    Le taux de mariage des mineures inquiète toujours au Maroc

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    Le ministre marocain de la Justice a indiqué dans une conférence publique à Rabat que plus de 25.000 cas de mariages de mineures avaient été enregistrés dans le royaume durant l’année 2018, soit 9,13% du nombre total des mariages. Ce phénomène «reste important», selon lui, malgré sa tendance baissière.

    Lors d'une conférence publique sur le mariage des mineures, le vendredi 22 mars, à Rabat, Mohamed Aujar, le ministre marocain de la Justice, a affirmé que ce phénomène «reste important» au Maroc, en 2018, avec plus de 25.000 cas enregistrés. La conférence a été organisée à l'initiative du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) en partenariat avec le Conseil de l'Europe, sous le thème: Mariage des mineures: abolir l'exception, rétablir la norme.

    «Le mariage des mineures demeure une réalité sociale qui interpelle tout le monde», a affirmé le ministre.

    Appuyant son propos, le responsable a présenté les données et les statistiques disponibles au ministère de la Justice. Selon lui, malgré l'amélioration enregistrée par rapport aux années précédentes, le mariage des mineures reste tout de même important dans le pays.

    Dans ce sens, le ministre a indiqué dans son discours «qu'environ 39.031 actes ont été recensés en 2011, soit 12% du total des actes de mariage établis pendant la même année». «Le nombre des mariages de mineures a depuis pris une tendance à la baisse pour se situer à 25.514 actes en 2018 [dont les juges de la famille ont accordé des dérogations, conformément au code de la famille marocain, ndlr], soit un taux de 9,13% du nombre total de mariages durant la même année».

    Le code de la famille marocain a été établi en 1958 sous le règne du roi Mohammed V. Il a été amandé une première fois en 1993 par le roi Hassan II, puis révisé en février 2004. L'article 20 de ce code autorise le juge de la famille à approuver le mariage d'un garçon et d'une fille avant l'âge de 18 ans. Les deux époux doivent par ailleurs expliquer l'intérêt et les motifs justifiant ce mariage.

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    Tags:
    mariage précoce, mariage des enfants, Conseil national des droits de l'homme (CNDH) du Maroc, Mohamed Aujar, Maroc
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