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    La Main du Kremlin se tient-elle derrière les Européens anti-OGM?

    © Sputnik . Yuri Kuidin
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    La Main du Kremlin
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    Si l'on est contre les OGM, alors on est inévitablement un agent de la Main du Kremlin, explique la presse anglo-saxonne. Mais dans ce cas, la Russie soutient-elle les pays européens qui s'opposent aux OGM? Quand bien même cette stratégie laisse perplexe, les journalistes concernés en sont sûrs!

    «Veux-tu manger de la nourriture normale [sans OGM, ndlr]? On dirait que tu es un agent russe», écrit Russia Insider, média anglophone qui remet sur la table le sujet de la résistance de la Russie aux OGM. Une position qui déplait — dans la meilleure des traditions — aux États-Unis et qui «mine l'agriculture US». La Main du Kremlin, qui est prétendument derrière cette politique destructrice, est-elle la seule à s'opposer aux organismes génétiquement modifiés (OGM)?

    Une brève recherche suffit pour conclure que la Russie a, semble-t-il, des alliés dans ce domaine. En 2015, 16 pays-membres de l'UE ont réclamé qu'il soit interdit de cultiver les semences génétiquement modifiées. En 2016, un débat intense s'est embrasé entre l'Union européenne et les États-Unis sur ce même sujet.

    Parmi les craintes des États européens figuraient l'impact environnemental de la culture des OGM, les risques potentiels pour le bétail et pour la santé humaine. Prenons l'exemple du maïs transgénique: les députés européens Français Éric Andrieu et Belge Marc Tarabella ont déclaré que le maïs mis au point par Monsanto «produit six toxines Bt» qui présentent des risques pour le système immunitaire.

    Les députés opposés à la culture des OGM estiment que ces risques ont été évalués de façon plutôt «lacunaire». Malgré que Google trouve pléthore d'actualités européennes sur ce sujet, le viseur de la presse mainstream préfère se focaliser sur les médias russes menant, apparemment sur ordre de la Main du Kremlin, une campagne spéciale pour saboter la perception du phénomène des OGM dans le monde.

    Comment? Selon une étude retentissante de l'Université d'État de l'Iowa, «la Russie finance des articles mises en ligne qui mettent en cause une utilisation avérée d'OGM, dans l'objectif de miner les intérêts agricoles des États-Unis». Preuve à l'appui: la quantité d'articles mentionnant le mot «OGM» parus dans des médias russes, notamment Sputnik, comparativement au nombre de mentions dans les médias américains.

    Mais quid de la presse européenne? Outre les œuvres susmentionnées, évoquant les disputes UE-USA, les puissances et médias européens, en général, ne s'avèrent pas non plus être si enthousiastes à l'égard de ces cultures. Fin février, Emmanuel Macron a mis en garde contre le danger du soja OGM.

    Puis, autre nouvelle dans le contexte d'un Brexit imminent: «les agriculteurs britanniques craignent les OGM américains», affirme Euractiv, tandis que le saumon génétiquement modifié arrive sur la table des Américains.

    La rhétorique antirusse s'inscrit-elle dans une tentative de se lancer dans ce jeu tant aimé qui consiste à attribuer la faute à la Russie qu'on aime tant blâmer? Ou bien s'agit-il de détourner l'attention du fait que les initiatives américaines sur les OGM ne sont pas si bienvenues qu'on veut le faire croire sur la scène internationale…

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    Tags:
    opposition, La Main du Kremlin, La Faute Aux Russes, rhétorique, politique, bétail, risques, produits agricoles, OGM, santé, Union européenne (UE), Emmanuel Macron, Royaume-Uni, Belgique, France, Europe, Russie, États-Unis
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