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    Police à Amesbury

    «Aucune accusation contre la Russie de la part» du Britannique intoxiqué d’Amesbury

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    Empoisonné par un agent innervant en juin 2018, le Britannique Charlie Rowley et son frère Matthew se sont rendus samedi 6 avril à l’ambassade de Russie à Londres, pour discuter de la situation autour de l'enquête sur les incidents d’Amesbury et de Salisbury. L’ambassadeur russe au Royaume-Uni, Alexandre Iakovenko, en a parlé à Sputnik.

    Un habitant de la ville britannique d'Amesbury, Charlie Rowley, qui a été intoxiqué par un agent innervant à l'été 2018, a expliqué son désir de rencontrer l'ambassadeur russe à Londres parce que, ni lui-même, ni son frère Matthew ne pouvaient obtenir d'informations auprès des autorités britanniques, que ce soit sur l'enquête concernant les incidents d'Amesbury et de Salisbury ou même au sujet du traitement que Charlie avait suivi après son empoisonnement.

    «Nous avons répondu à la demande de rencontre parce que, ces derniers temps, nous constatons de multiples spéculations sur une prétendue implication de la Russie dans les incidents de Salisbury et d'Amesbury. Aussi, avons-nous voulu exposer à Charlie Rowley et à son frère Matthew notre position et ces questions que nous avons posées à la partie britannique mais qui restent toujours sans réponses» a raconté à Sputnik l'ambassadeur russe au Royaume-Uni, Alexandre Iakovenko.

    Et d'ajouter qu'il avait profité de l'occasion pour remettre aux frères Rowley une copie du rapport préparé par l'ambassade et intitulé «Salisbury: des questions sans réponses».

    «C'est le journal britannique The Sunday Mirror qui nous avait transmis la demande des Rowley et qui a organisé leur rencontre avec moi», a précisé M.Iakovenko.

    Cette édition a publié un article intitulé «Pourquoi votre pays a-t-il tué ma petite amie?» [«Why did your country kill my girlfriend?»]. Répondant à la question de savoir si une telle question lui aurait été posée, le diplomate a déclaré:

    «Je ne suis absolument pas d'accord avec la formule utilisée par le journal. La question ne se posait pas ainsi. Qui plus est, les Rowley se sont montrés intéressés par le point de vue russe sur les incidents et ont manifesté le vif désir de faire toute la lumière sur la situation. Je tiens à souligner qu'il n'y a eu aucune accusation contre la Russie de la part des frères Rowley. Le climat même de cette rencontre témoignait du contraire, et les photos et vidéos des correspondants qui y assistaient en constituent une preuve éclatante. Aussi, laissons-nous cette formulation du titre sur la conscience de la rédaction du Sunday Mirror», a résumé M.Iakovenko.

    Le 30 juin 2018, Dawn Sturgess, 44 ans, et Charlie Rowley, 45 ans, ont été retrouvés inconscients dans leur maison d'Amesbury, dans le Wiltshire. Dawn Sturgess est décédée le 8 juillet et son corps a été incinéré. Charlie Rowley a repris conscience et a été interrogé par la police.

    Amesbury est situé à une dizaine de kilomètres de Salisbury, où l'ancien agent double Sergueï Skripal et sa fille ont été empoisonnés le 4 mars de la même année. Les enquêteurs chargés d'établir les circonstances de l'empoisonnement à Amesbury ont affirmé que Mme Sturgess et M.Rowley avaient été intoxiqués par le même agent innervant que les Skripal. Londres a rejeté la responsabilité des deux incidents sur Moscou. La Russie a toujours démenti les allégations de Londres. Sergueï Skripal et sa fille auraient quitté l'hôpital respectivement en mai et en avril 2018, selon les autorités britanniques.

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    demande, spéculations, implication, accusations, intoxication, empoisonnement, The Sunday Mirror, Sputnik, ambassade de Russie au Royaume-Uni, Sergueï Skripal, Matthew Rowley, Charlie Rowley, Alexandre Iakovenko, Russie, Salisbury, Amesbury, Londres, Royaume-Uni
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