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La France et l’Italie doivent unir leurs efforts concernant la crise en Libye et soutenir la solution pacifique promue par l’Onu, estime le comité éditorial de Bloomberg. Pour le moment, ces deux pays européens n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente.

Paris et Rome doivent mettre de côté leurs désaccords et prendre l'initiative afin de promouvoir une solution pacifique en Libye, écrit le comité éditorial de Bloomberg dans son article d'opinion du 11 avril. Selon le média, ces deux pays ont le plus à perdre à cause de l'aggravation de la situation.

L'agence indique que la France et l'Italie sont les plus importants partenaires commerciaux de la Libye et que les efforts qu'ils déploient pour combattre le terrorisme et faire face à l'immigration dépendent de la situation dans ce pays nord-africain.

«La France doit abandonner ses efforts unilatéraux pour rétablir la paix et apporter tout son soutien, avec l'Italie, au processus [mené, ndlr] par l'Onu», estiment les journalistes de Bloomberg.

Les différends entre Paris et Rome se sont accentués ces derniers temps, notamment à cause de la progression vers Tripoli des forces du maréchal Khalifa Haftar.

Selon Bloomberg, ces différends portent atteinte aux efforts internationaux visant à convaincre le maréchal Haftar de stopper son offensive et de participer à la conférence de paix prônée par l'Onu.

Bloomberg rappelle que la France soutient le maréchal qui est, selon Paris, un acteur incontournable de la lutte contre le terrorisme. Le 10 avril, la France a ainsi bloqué la publication d'un communiqué de l'Union européenne demandant à Khalifa Haftar de stopper son offensive contre Tripoli.

L'Italie soutient en revanche le Premier ministre du pays, Fayez el-Sarraj, en espérant que son administration pourrait arrêter les vagues de migrants à destination de l'Europe.
En janvier dernier, le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini avait accusé la France de ne pas s'intéresser à la stabilisation de la Libye.

«En Libye, la France n'a pas intérêt à stabiliser la situation, probablement parce qu'elle a des intérêts qui sont contraires à ceux de l'Italie», avait-il déclaré le 22 janvier à la chaîne de télévision Canale 5.

Pour rappel, le français Total et l'italien Eni sont présents en Libye. En septembre dernier, le PDG de la compagnie énergétique italienne, Claudio Descalzi, avait toutefois démenti un conflit avec Total dans le secteur des hydrocarbures libyens.

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Tags:
différend, gaz, pétrole, ONU, Fayez el-Sarraj, Khalifa Haftar, Libye, Italie, France
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