Ecoutez Radio Sputnik
    Système Patriot

    Washington menace de priver Ankara de ses Patriot en cas d’acquisition de S-400 russes

    © Sputnik . Igor Zarembo
    International
    URL courte
    25634

    Après le Pentagone et la Maison-Blanche, c’est le tour au département d’État américain de mettre en garde la Turquie contre l’acquisition des systèmes S-400 russes. Washington a ainsi menacé son partenaire au sein de l’Otan de le laisser sans ses systèmes Patriot, si la livraison a lieu.

    Jeudi, Washington a menacé de laisser Ankara ses les systèmes américains Patriot si la livraison de systèmes de défense aérienne russes S-400 vers ce pays a lieu.

    «En cas de la livraison de S-400, le risque existe que la Turquie ne recevra pas de Patriot», a déclaré Robert Palladino, porte-parole adjoint du département d'État.

    Et à souligner que les mesures restrictives  n’étaient pas à exclure, précisant que les sanctions CAATSA pouvaient frapper n’importe quelle compagnie participant au marché.

    Les États-Unis exercent des pressions sur la Turquie pour qu'elle renonce à l'acquisition des systèmes russes S-400. Le vice-Président américain Mike Pence a estimé que l'achat des S-400 russes par Ankara menaçait le partenariat turco-américain en matière de fabrication des chasseurs F-35.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a pour sa part annoncé mercredi 3 avril qu'Ankara, qui s'en tenait à l'idée d'acheter les S-400, avait proposé aux États-Unis de créer un groupe de travail pour éviter que ces missiles ne mettent en péril l'équipement militaire américain ou de l'Otan. Le ministre a également souligné que personne ne pouvait faire en sorte qu'Ankara choisisse entre l'Occident et la Russie.

    Lire aussi:

    La canicule fait ses premiers morts en France
    Une femme décédée pendant 27 minutes raconte ce qu'elle a vu et vécu
    L’éruption de la «bouche de l’enfer» dans les Kouriles après 100 ans de sommeil tue tout ce qui vit (images)
    Tags:
    sanctions, Patriot (missile), S-400, Robert Palladino, Russie, Turquie, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik