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    El presidente de Francia, Emmanuel Macron, y la canciller alemana, Angela Merkel

    Paris entretiendrait des relations «glaciales» avec Berlin et d’autres pays de l’UE

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    L’Allemagne s’est transformée en médiateur entre la France et les pays «eurosceptiques» alors que les relations entre les deux «moteurs de l’Europe» sont devenues «glaciales», a expliqué dans une interview l’eurodéputé allemand Sven Giegold, chef de file des Verts, à la radio publique Deutschlandfunk.

    Les relations entre les autorités françaises et allemandes étant «définitivement froides», Berlin devient un médiateur entre Paris et les pays eurosceptiques, a estimé le député européen allemand Sven Giegold à la radio publique Deutschlandfunk.

    Selon lui, Emmanuel Macron «se sent profondément frustré» après la réunion d'Ecofon le mois dernier lorsque Olaf Scholz, vice-chancelier allemand et ministre fédéral des Finances, avait ralenti les projets de la Commission européenne sur la taxe numérique, soutenus par la France, visant à faire payer des impôts aux grandes entreprises.

    «Le partenariat franco-allemand s'est toujours perçu comme le moteur européen. Non que nous puissions décider de tout, ce qui n'a jamais fonctionné. Mais on peut discuter ensemble des idées avec des partenaires et puis les représenter ensemble», a indiqué M.Giegold.

    «Et au lieu de cela, nous observons actuellement une situation où la France fait de plus en plus de suggestions, et des suggestions sensibles pour l'avenir de l'Europe, comme la taxe numérique commune ou la transparence de taxe pour les grandes entreprises, des investissements communs pour l'avenir, uniquement pour ensuite recevoir des réponses sceptiques de la part de l'Allemagne et des réponses qui ne sont plus au niveau de visions similaires pour l'avenir européen», a ajouté le député européen.

    Il a en outre souligné que la France restait avec le sentiment de perdre l'Allemagne en tant que partenaire.

    D'après Sven Giegold, Paris voudrait voir la taxe numérique mise en place sans attendre des années pour «se réconcilier avec M.Trump dans l'OCDE [l'Organisation de coopération et de développement économique, ndlr] ce qui, nous le savons déjà, ne va pas marcher actuellement, malheureusement, et nous avons donc besoin d'une solution européenne».

    La France a été en première ligne pour défendre une taxe numérique européenne destinée à limiter les pratiques d'optimisation fiscale de multinationales. Après n'avoir pas réussi à lever toutes les réticences au sein de l'UE, Paris a décidé d'agir au niveau national. Les députés de l'Assemblée nationale ont donc approuvé le 8 avril en première lecture, par 55 voix contre 4 et 5 abstentions, l'article du projet de loi porté par Bruno Le Maire instaurant cette «taxe Gafa» (acronyme pour Google, Amazon, Facebook et Apple) à la française sur les géants du numérique, ce qui fait de la France un des pays pionniers en la matière, en dépit de l'opposition des États-Unis.

    La taxe, dont l'instauration avait été annoncée par Emmanuel Macron en décembre, en pleine crise des Gilets jaunes, doit contribuer à financer les 10 milliards d'euros de mesures d'urgence économiques et sociales. Même objectif avec le second article sur l'impôt sur les sociétés.

    Concrètement, la taxe doit concerner les activités numériques qui «créent de la valeur grâce aux internautes français».

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    Tags:
    relations, taxes, Union européenne (UE), Angela Merkel, Emmanuel Macron, Berlin, Paris, Allemagne, France
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