Ecoutez Radio Sputnik
    Donald Trump

    Deux ans et des millions de dollars US «pour destituer un Président démocratiquement élu»

    © AP Photo / Carolyn Kaster
    International
    URL courte
    2220

    Le Parti démocrate est contrarié par le rapport présenté par le procureur spécial Robert Mueller qui a conclu à l'absence de preuves d’une collusion entre Moscou et l'équipe de Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2016 aux États-Unis. Sputnik en a discuté avec Chadwick Moore, éditorialiste conservateur américain.

    Sur la base du rapport du procureur spécial Robert Mueller démontrant l'absence de preuves d'une collusion entre Moscou et l'équipe de Donald Trump, le ministre américain de la Justice, William Barr, a conclu que ce document n'avait pas non plus de preuves «suffisantes» pour établir que l'actuel Président états-unien a commis une infraction d'obstruction à la justice.

    Mécontents de la conclusion du procureur général William Barr, les Démocrates l'accusent de partialité en faveur de son parti politique et lui reprochent d'avoir expurgé le texte du rapport Mueller, «bien que cela fût juridiquement nécessaire», a indiqué à Sputnik le journaliste et commentateur politique conservateur Chadwick Moore.

    «Ils affirmeraient qu'il a été compromis ou qu'il est une marionnette du Président. […] Ils ne cesseront de prétendre que la Russie s'était effectivement ingérée dans l'élection», a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter qu'ils argumentaient tout cela par des «trolls russes sur les réseaux sociaux», qui rendaient l'enquête légitime et justifiée, selon eux.

    «C'est évidemment ridicule, mais ils [les Démocrates, ndlr] se saisiraient de n'importe quel sujet pour faire oublier le fait qu'ils ont mis deux années et dépensé des dizaines de millions de dollars [25,2 millions de dollars, selon challenges.fr, ndlr] pour destituer un Président démocratiquement élu», a relevé M.Moore.

    Il a également évoqué le rôle des principaux médias dans la propagation de l'histoire sur une «collusion avec la Russie».

    «Il n'y a plus de journalistes en Amérique. Nous n'avons que des propagandistes du Parti démocrate et des laquais des riches. Et cela se manifeste sans doute avec le plus d'éclat dans la manière dont les médias ont couvert ce mensonge ces deux dernières années», a expliqué l'Américain.

    Selon ce dernier, il s'agit d'un «truc politiquement motivé» visant à torpiller la présidence de Donald Trump et à détourner l'attention du public des «crimes très réels des Démocrates en 2016».

    Les Démocrates «ont réussi à attiser la peur et la discorde, et à détourner l'attention de leurs propres crimes. Ainsi, dans un certain sens, ils ont été victorieux. Désormais, le jeu est fini et je crois qu'ils veulent tout simplement que tout cela soit oublié peu à peu», a estimé en conclusion l'interlocuteur de Sputnik.

    Pendant environ deux ans, Robert Mueller a enquêté sur la prétendue ingérence de la Russie dans l'élection américaine de 2016, ainsi que sur les liens présumés de Donald Trump avec la Russie. Ces allégations ont été à plusieurs reprises démenties à la fois par le Kremlin et par la Maison-Blanche. Dans son rapport qui suit les résultats de l'enquête et qui n'est connu que dans une version résumée par le ministère américain de la Justice, Robert Mueller a rendu publiques ses conclusions indiquant qu'«aucun Américain» n'avait coopéré avec la Russie lors de la présidentielle de 2016.

    Lire aussi:

    «Nous allons envoyer ces navires US au fond de la mer avec des armes secrètes», promet un général iranien
    La photo de l’homme à l’origine de l’explosion à Lyon publiée
    L'acte 28 se poursuit place de la République à Paris avec des gaz lacrymogènes
    Tags:
    collusion, rapport, enquête, procureur, ingérence russe, médias, Présidentielle américaine 2016, présidence américaine, Kremlin, Sputnik, Parti démocrate des Etats-Unis, William Barr, Robert Mueller, Chadwick Moore, Donald Trump, Russie, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik