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    Détroit d'Ormuz

    Fermer le détroit d'Ormuz: «une réponse de l’Iran parmi d’autres aux démarches des USA»

    © AFP 2019 EBRAHIM NOROOZI / JAMEJAM ONLINE
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    Donald Trump a décidé de ne pas renouveler les exemptions permettant à huit pays de continuer à importer du pétrole iranien. Téhéran a qualifié cette initiative d’«injustifiée et inacceptable», menaçant de fermer le détroit d'Ormuz, par lequel transite une grande partie du brut mondial. Un député iranien a commenté la situation pour Sputnik.

    Washington ne parviendra pas à ses fins par ses mesures inhumaines à l'égard de l'Iran, a déclaré à Sputnik Ali Golmoradi, membre de la Commission de l'énergie au parlement iranien, à propos de la décision du Président états-unien de ne plus exempter huit pays d'éventuelles sanctions américaines s'ils continuaient à acheter du pétrole à l'Iran.

    «Les démarches que les États-Unis entreprennent contre l'Iran n'ont pas été et ne seront jamais une surprise pour Téhéran. Il y a plusieurs moyens de riposter aux Américains. Nous ne sommes pas limités à une ou deux options. L'option la plus efficace et acceptable sera choisie après réflexion. La fermeture du détroit d'Ormuz n'est qu'une réponse de l'Iran parmi d'autres aux démarches des États-Unis», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

    Par le passé, l'Iran a déjà menacé de fermer le détroit d'Ormuz en réaction à des sanctions américaines. Les tensions entre Téhéran et Washington sont particulièrement élevées depuis le retrait, au mois de mai, des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien qui avait été signé en 2015 et qui avait permis la levée des sanctions visant Téhéran, lequel avait accepté en échange de limiter ses travaux d'enrichissement de l'uranium.

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    Washington a réimposé depuis des sanctions économiques à l'Iran, tandis que les autres parties signataires de l'accord sur le nucléaire iranien —le Royaume-Uni, la France, la Russie et l'Allemagne- tentent de le maintenir à flot.

    Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a fustigé l'initiative «illégale» des États-Unis, soulignant qu'elle «ne servira ni la paix ni la stabilité régionale mais nuira au peuple iranien».

    Pour sa part, la Chine a qualifié la fin des exemptions de preuve du caractère «unilatéral» des sanctions américaines.

    Le détroit d'Ormuz est situé à l'embouchure du Golfe persique. Il est crucial pour l'approvisionnement global en énergie, un tiers environ de tout le pétrole commercialisé mondialement passant par lui.

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    tensions, ravitaillement, énergie, importations de pétrole, pétrole, projet, fermeture, sanctions contre l'Iran, parlement iranien, Sputnik, Ali Golmoradi, Mevlut Cavusoglu, Golfe persique, Détroit d'Ormuz, Chine, Washington, États-Unis, Téhéran, Iran
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