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    Construction d'un gazoduc

    Un candidat allemand à la présidence de la CE réitère son objection au Nord Stream 2

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    À l’approche des élections européennes, le candidat à la présidence de la Commission européenne Manfred Weber s’est, durant les débats, prononcé encore une fois contre le gazoduc Nord Stream 2. Ses propos avaient en effet déjà été jugés irresponsables par ses compatriotes, tant du point de vue de la politique que de l’avenir écologique du pays.

    Le candidat allemand à la présidence de la Commission européenne Manfred Weber, en tête de du groupe du Parti populaire européen (PPE), s'est de nouveau positionné contre le projet du gazoduc Nord Stream 2, en soulignant qu'il avait peur que cela ne renforce la dépendance vis-à-vis de la Russie. 

    «La position de mon parti est absolument claire, nous ne soutenons pas le Nord Stream 2 parce que cela augmente la dépendance au gaz russe. C'est pourquoi nous ne pensons pas que c'est un bon projet pour le futur. La politique étrangère de l'UE doit s'établir sur les valeurs, et non sur les intérêts économiques», a déclaré Manfred Weber ce jeudi 02 mai, lors des débats à la veille des élections au Parlement européen.

    Manuela Schwesig, ministre-présidente du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, avait notamment réagi à ses propos en abordant l'avenir écologique de l'Allemagne, au cours duquel le pays devrait renoncer à l'énergie nucléaire, ainsi qu'au lignite et au charbon de terre. De ce fait, elle a rappelé que le gazoduc pourrait fournir au pays une solution provisoire lors de cette transition énergétique.

    Le Nord Stream 2 est réalisé par la société russe Gazprom, en coopération avec les entreprises européennes Engie, OMV, Shell, Uniper et Wintershall. Ce programme prévoit la construction d'un gazoduc d'une capacité de transfert de 55 milliards de mètres cubes par an depuis la Russie jusqu'à l'Allemagne en passant par la mer Baltique, soit une longueur de plus de 1.200 kilomètres. Les États-Unis s'y opposent énergiquement.

    Néanmoins, son lancement risque d'être retardé à cause de la position du Danemark, seul pays à n'avoir pas encore donné son feu vert. Fin mars, l'Agence danoise de l'énergie a réclamé un examen environnemental pour un possible troisième itinéraire.

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    élections européennes, écologie, économie, politique, gazoduc, gaz, Nord Stream 2, Russie, Europe, Allemagne
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