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Les autorités américaines ont peur que l’achat de systèmes russes S-400 par la Turquie lui permette d’avoir une politique plus indépendante au Moyen-Orient, écrit le journal turc Türkiye.

Les États-Unis se méfient car après l'achat des systèmes russes S-400, dont le premier lot doit être livré en juillet, la Turquie pourrait conduire une politique active et indépendante au Moyen-Orient, relate le journal turc Türkiye.

Le média précise que lorsque la Turquie lancera une opération contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), soutenu par les États-Unis, sur le territoire syrien, l'armée américaine ne pourra pas leur fournir un soutien aérien à cause des S-400.

En outre, Türkiye indique le point de départ des désaccords entre Washington et Ankara. Il s'agit en particulier de l'opération militaire des États-Unis dans le golfe Persique contre l'Irak en 1991. À l'époque, la Turquie, à la demande de la partie américaine, avait arrêté le commerce frontalier et bloqué l'oléoduc menant à l'Irak, ce qui a provoqué des pertes considérables, et Washington ne les a pas remboursées, rappelle le journal turc.

Par la suite, avant le début de la deuxième opération contre l'Irak, les États-Unis ont demandé à la Turquie de leur permettre d'utiliser son territoire pour mener une attaque, souligne le média. Mais cette fois, Ankara a refusé. Ce refus a conduit à un refroidissement entre les deux pays, conclut Türkiye.

Pour résumer, le journal souligne que la Turquie doit se débarrasser du patronage de Washington et de l'Occident en vue de défendre ses intérêts.

Précédemment, Ankara avait annoncé qu'il n'abandonnerait pas l'achat de S-400 russes et que le premier lot de systèmes de défense aérienne serait livré en juillet. En réponse, les États-Unis menacent la Turquie de sanctions. Ils ont répété à plusieurs reprises qu'ils pouvaient retarder ou annuler le processus de vente des F-35 à Ankara, l'un des participants au programme international américain F-35. La Turquie a également déclaré à maintes reprises que les S-400 ne constituaient pas une menace pour les F-35 américains.

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Tags:
opération militaire, livraisons, achat, S-400, Proche-Orient, Russie, Turquie, États-Unis
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