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Un accord permettant à Téhéran de vendre son pétrole en contournant les sanctions américaines est sur le point d’être conclu entre l’Iran et l’Union européenne, a annoncé à Sputnik le chef de la diplomatie iranienne.

L’Iran et l’Union européenne sont sur le point de sceller un accord qui permettra à Téhéran de commercialiser son «or noir» malgré les sanctions imposées par les États-Unis, a déclaré à Sputnik le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

«Dans les conditions actuelles, l’Iran est capable de vendre son propre pétrole, nous pouvons protéger notre économie. L’Iran peut surmonter les sanctions américaines. De nombreux pays ont affirmé être prêts à faire du commerce avec l’Iran», a-t-il affirmé.

«L’Iran et l’Union européenne sont à deux doigts de trouver un accord qui permettra de vendre du pétrole iranien et d’en tirer des revenus en dépit du retour des sanctions américaines unilatérales», a ajouté le ministre, en répondant à une question sur les mécanismes prévus par l’Iran pour réussir à vendre son pétrole.

Auparavant, le chef de la diplomatie iranienne avait déclaré que l’Iran avait mobilisé toutes les ressources du pays pour écouler son brut sur le «marché gris».

En 2018, les États-Unis se sont retirés unilatéralement de l'accord sur le nucléaire iranien et ont réimposé leurs sanctions à Téhéran. Par ailleurs, le 1er mai 2019, ils ont mis fin aux exemptions qu'ils avaient accordées aux huit principaux pays acheteurs de brut iranien, pour la plupart situés en Asie, et qui leur permettaient de continuer d'importer des volumes limités.

Désormais, la Chine, l'Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l'Italie et la Grèce seront exposés à des sanctions américaines s'ils persistent à s’approvisionner auprès de l’Iran.

Réagissant à la déclaration des États-Unis de mettre fin à ces exemptions, les ministres français, allemand et britannique des Affaires étrangères, ainsi que la haute représentante de l'Union européenne ont déclaré regretter cette décision.

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Tags:
commerce, accord, pétrole, sanctions, Union européenne (UE), Mohammad Javad Zarif, Téhéran, Iran, États-Unis
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