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    Deux F-35

    Les USA examinent de possibles alternatives à la Turquie pour la fabrication des F-35

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    Tout en espérant que la Turquie renonce finalement à l'achat de systèmes russes S-400, le Pentagone a toutefois commencé à examiner différentes options en vue de trouver des alternatives aux entreprises turques impliquées dans la fabrication des chasseurs américains F-35.

    Compte tenu du fait que la Turquie ne veut pas renoncer à l'achat de systèmes russes S-400, les États-Unis cherchent des entreprises, américaines ou étrangères, qui pourraient remplacer les turques dans le cadre de la production de composants pour les chasseurs F-35, a indiqué la secrétaire adjointe à la Défense, Ellen Lord, lors d'une conférence de presse.

    «Depuis un certain temps, nous travaillons en examinant des alternatives aux fournisseurs turcs dans le cadre de la fabrication des F-35. Toutefois, nous continuons à travailler avec la Turquie et nous espérons qu'elle choisira pour sa défense antiaérienne un système qui est conforme aux normes de l'Otan», a-t-elle déclaré, sans préciser le temps nécessaire à la sélection de remplaçants à la Turquie.

    Pour le moment, la Turquie fabrique des éléments du fuselage, du train d'atterrissage et du cockpit pour les avions F-35. Fin avril, une source proche du dossier a déclaré à Reuters que Lockheed Martin Corp ne voyait pas de problème à trouver un remplaçant à la Turquie. Selon la même source, la recherche d'une alternative pourrait ralentir la production à l'usine de Lockheed Martin d'environ trois mois. Par exemple, le fuselage central, produit à Ankara, pourrait être fabriqué par Northrop Grumman Corp, une compagnie qui en crée déjà en Californie.

    Fin 2017, Ankara a signé avec Moscou un contrat estimé à plus de 2,1 milliards d'euros pour la livraison de S-400, prévue en juillet 2019. Selon le ministre turc de la Défense nationale, Hulusi Akar, Ankara commencera à déployer les S-400 sur son territoire en octobre prochain.

    Washington a prévenu Ankara que le contrat conclu avec Moscou pourrait remettre en cause l'achat d'avions de chasse furtifs F-35 à Lockheed Martin. Pourtant, Recep Tayyip Erdogan a promis que son pays ne reviendrait pas sur sa décision d'acheter des S-400.

    Fin avril, le dirigeant turc a proposé à Donald Trump de mettre en place un groupe de travail commun consacré au S-400.

    Tags:
    S-400, Ellen Lord, France, États-Unis, Russie
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