International
URL courte
4254
S'abonner

Lors des négociations de vendredi à Moscou, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue nippon Taro Kono auraient pu discuter d’une éventuelle médiation de la Russie dans l’organisation d’une rencontre entre le Premier ministre du Japon Shinzo Abe et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a supposé un politologue japonais.

Les chefs des diplomaties russe et japonaise, Sergueï Lavrov et Taro Kono, ont discuté vendredi à Moscou de la tenue le 30 mai prochain d'une rencontre selon la formule «2+2» entre les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays et des activités économiques conjointes sur les Kouriles du Sud. La situation autour de la Corée du Nord a également été évoquée, selon Tokyo.

«C'était une rencontre très importante. Ce n'est sans doute pas un traité de paix entre la Russie et le Japon qui y a été la question principale, mais un sommet entre le Japon et la Corée du Nord. Et Shinzo Abe voudrait s'assurer de l'aide de Vladimir Poutine dans l'organisation d'un tel sommet», a déclaré à Sputnik Itsuro Nakamura, professeur à l'université de Tsukuba.

Selon ce dernier, c'est justement pour cela que le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono s'est rendu à Moscou, et que le secrétaire général et porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, est allé aux États-Unis.

«Après la rencontre entre Vladimir Poutine et Kim Jong-un à Vladivostok, c'est justement la Russie qui peut accorder au Japon le plus grand appui. Les relations de la Corée du Nord avec les États-Unis et la Corée du Sud patinent. La Chine n'entend pas aider le Japon. Et à présent, de tous les pays participants aux pourparlers à six sur la Corée du Nord, seul Abe n'a pas rencontré le dirigeant de ce pays», a constaté l'expert.

Et de supposer que le chef du gouvernement nippon voudrait rencontrer Kim Jong-un avant fin juin quand les dirigeants du G20 se réuniront à Osaka où le Japon exercera pour la première fois la présidence du G20.

«La situation actuelle ressemble à celle du 23 août 2002 quand Vladimir Poutine avait rencontré à Vladivostok Kim Jong-il [le père de Kim Jong-un, ndlr], et déjà le 17 septembre, il y a eu un sommet historique entre le Japon et la Corée du Nord, et cinq Japonais retenus dans ce pays avaient été livrés à Tokyo. Le lendemain, Junichiro Koizumi a téléphoné à Poutine pour le remercier du concours dans l'organisation de cette rencontre. Les événements actuels pourraient bien évoluer selon un scénario similaire», a estimé Itsuro Nakamura.

Lire aussi:

Une Chinoise venant de Wuhan dupe les autorités françaises et entre à Paris avec de la fièvre
Un poisson saute hors de l’eau et transperce le cou d’un pêcheur – photo choc
Deux cas de contamination au coronavirus confirmés en France, les premiers en Europe
Poutine rhabille un militaire palestinien en pleine cérémonie – vidéo
Tags:
négociations, sommet, G20, Université de Tsukuba, Kim Jong-il, Shinzo Abe, Itsuro Nakamur, Vladimir Poutine, Vladivostok, Osaka, Kouriles du Sud, Chine, Russie, États-Unis, Corée du Nord, Japon
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via FacebookCommenter via Sputnik