Le gouverneur de l’État de Washington, Jay Inslee, a signé un décret autorisant une nouvelle pratique funéraire qui consiste à transformer le corps du défunt en matière organique qui pourra ensuite servir d’engrais, annoncent les médias américains.
Le projet de loi sur le compostage humain, déposé par le sénateur démocrate de l’État Jamie Pedersen, a été approuvé par 80 voix contre 16 à la Chambre des représentants et par 38 voix contre 11 au Sénat de l’État de Washington, indique le Seattle Times.La loi entrera en vigueur le 1er mai 2020, précise le site de la législature d'État de Washington.
Selon le journal MyNorthwest, la nouvelle approche, nommée «recomposition», consiste à placer les restes humains non embaumés dans un conteneur spécial rempli de copeaux de bois, de luzerne ou de paille. Les matériaux naturels riches en carbone et en azote doivent accélérer la décomposition naturelle. Environ 30 jours plus tard, les restes sont réduits à un mètre cube de compost qui sera restitué aux proches du défunt, note Katrina Spade, fondatrice et présidente de la société Recompose basée à Seattle, citée par MyNorthwest.
Le compost peut servir à faire pousser des fleurs, légumes ou arbres. Selon Mme Spade, la transformation d’un corps peut donner jusqu’à deux brouettes d’engrais.
Le coût de la procédure s’élèverait à 5.500 dollars, précise MyNorthwest. D’après la National Funeral Director Association, les funérailles utilisant ce procédé coûteront environ 9.000 dollars.
Ces derniers temps, des méthodes d’enterrement écologiques gagnent en popularité. La star des séries Beverly Hills 90210 et Riverdale, Luc Perry, décédé le 4 mars 2019, a été mis en terre, comme il l’avait souhaité, dans un linceul entièrement biodégradable et peuplé de champignons, d’après sa fille Sophie, qui a fait cette révélation sur Instagram.
Le compostage humain est légalisé en Suède, alors qu’au Royaume-Uni, il est permis d’enterrer les défunts sans cercueil ou dans un cercueil biodégradable. En mai 2018, les médias belges ont annoncé que le conseil communal liégeois s’était engagé à solliciter auprès du gouvernement wallon une étude du procédé d’humusation, nom donné au compostage humain en Belgique, en vue de son éventuelle reconnaissance comme mode légal de sépulture.
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