International
URL courte
Par
13423
S'abonner

La Libye connait-elle une guerre civile sans fin? Depuis deux mois, Haftar bute contre Tripoli et les négociations sont au point mort. Mais qu’en est-il concrètement sur le terrain? Quel rôle joue les pays du Golfe et la France dans ce conflit? Éclaircissements et explications avec le spécialiste de la Libye Jalel Harchaoui, reçu par Désalliances.

Que comprendre de cette troisième guerre civile en Libye? Depuis avril, le Maréchal Haftar attaque le gouvernement et les milices de Tripoli. Résultat: les morts s’accumulent, le nombre de déplacés augmente et le pays s’enlise dans une nouvelle crise. Si les forces locales sont multiples -et rendent donc les négociations compliquées-, l’implication et l’ingérence des pays du Golfe et des pays occidentaux éloignent les espoirs de paix en Libye.

Jalel Harchaoui, chercheur à l'institut des relations internationales de Clingendael aux Pays-Bas et spécialiste de la Libye dénonce les faux semblants de chaque acteur pour Désalliances. Après avoir rappelé le passé du Maréchal Haftar comme «seigneur de guerre», surnommé plutôt par nos médias «le nouvel homme fort de l’est», l’universitaire explique comment Haftar a construit sa légitimité à l’international et sa rhétorique de lutte contre le terrorisme.

Loin d’énoncer une vision simpliste et manichéenne du conflit, Jalel Harchaoui rappelle le jeu trouble des milices de Misrata et de Tripoli, en prise avec Haftar dans ce nouveau conflit.

En enfin, le spécialiste de la Libye explique le rôle souvent assez ambigu des puissances extérieures.

S’il approuve la configuration bipolaire entre les puissances régionales, Jalel Harchaoui nuance la confrontation entre wahhabites et fréristes et insiste lourdement sur la nuisance des Émirats arabes unis dans ce conflit.

Quant à la France, il dénonce un faux double discours. Pour lui, Macron poursuit ce que Hollande avait commencé: c’est-à-dire «soutenir le maréchal Haftar de manière ouverte» et s’accorder dans le futur avec un régime militaire autoritaire.

Lire aussi:

Le nombre de décès le plus élevé depuis avril et les nouveaux cas en baisse en 24h en France
«Nous sommes libres de décapiter»: des milliers de messages de bots envahissent des sites français
Un contrôle du couvre-feu tourne mal dans la Loire
Tags:
migrants économiques, trafic de migrants, enfants migrants, camp de migrants, migrants, ex-djihadistes, djihadisme, lutte anti-extrémiste, extrémistes, Soudan, médiateur, embargo, DGSE, Afrique, Mouammar Kadhafi, Russie, Algérie, Egypte, esclavage moderne, esclavage sexuel, esclavage, milice, tribus, Qatar, Turquie, Pays du Golfe, mer d'Arabie, blessés, armes, ventes, Misrata, Ghassan salamé, Abdel Fattah al-Sissi, Émirats Arabes Unis, Arabie Saoudite, menace terroriste, terrorisme, attentat, guerre civile, guerre, Emmanuel Macron, Fayez el-Sarraj, Khalifa Haftar, ONU, France, gouvernement libyen d'union nationale (GNA), Armée nationale libyenne (ANL), Haut conseil d'État libyen, Tripoli (Libye), crise libyenne, Libye
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook