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Les États-Unis et l’Iran sont de nouveau au centre des tensions au Moyen-Orient. Et Washington a à ses côtés l’Arabie saoudite et les Émirats qui jouent un rôle majeur, comme dans chaque conflit, déstabilisation, révolution ou encore contre-révolution. Pierre Conesa analyse pour Désalliances l’expansionnisme de ces deux monarchies du Golfe.

Les États-Unis et l’Iran vont-ils entrer en guerre? C’est la grande question du moment au Moyen-Orient suite aux attaques présumées sur deux pétroliers dans le golfe d’Oman. Si les auteurs et les responsables sont encore inconnus, Washington et ses alliés n’ont pas attendu le début d’une enquête pour accuser l’Iran, alors même que deux autres acteurs sont au centre des derniers bouleversements régionaux: l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Pierre Conesa, ancien haut-fonctionnaire au ministère de la Défense et ancien dirigeant d’une société d’intelligence économique, s’est livré au jeu de l’analyse dans ce nouveau #Désalliances consacré à l’impérialisme de ces deux pays qui ont beaucoup en commun. Ils partagent un seul et même courant religieux. Leur économie dépend largement de leurs ressources pétrolières et gazières. Enfin, tous deux aspirent à étendre leur pouvoir en dehors de leur sphère d’influence.

L’historien de formation commence l’entretien en analysant le cas USA-Iran et les tensions qui en découlent. Travaillant depuis des années sur la communication et la publicité politique, dont l’un des aspects sombres est la propagande, Pierre Conesa met en lumière celle de chaque acteur et, en premier lieu, celle de Washington.

Mais l’Arabie saoudite et les Émirats se retrouvent bien vite au centre de la discussion: guerre au Yémen, situation à Bahreïn, contre-révolution au Soudan, en Libye ou encore en Algérie, Pierre Conesa s’exprime sur l’implication de ces deux monarchies wahhabites.

L’auteur de Dr. Saoud et Mr. Djihad, paru en 2016 aux éditions Robert Lafond, est un fin connaisseur de leurs idéologies. Ils détaillent pour #Désalliances leurs façons d’opérer et la puissance de leur lobbys, leur rivalité avec le Qatar, mais aussi leurs différences, symbolisé par des hommes forts d’un côté et, de l’autre, deux princes héritiers, également ministre de la Défense de leur pays: Mohammed ben Salmane, dit MBS à Riyad et Mohammed ben Zayed, surnommé MBZ, à Abu Dhabi.

Ce dernier se servirait largement du premier, moins stratège et moins expérimenté dans les affaires de politiques internationales, pour avancer ses pions et accroître le pouvoir de cette fédération.

Enfin, de par sa riche expérience au sein du ministère de la Défense, Pierre Conesa nous livre sa vision sur la question de l’armement et de la vente d’armes, par la France notamment, à ses partenaires bellicistes.

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