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    Un pétrolier dans le détroit d’Ormuz (image d'illustration)

    Imbroglio autour du pays propriétaire du pétrolier saisi par l'Iran

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    Le pétrolier arraisonné par l'Iran battait pavillon britannique, selon l’agence YJC qui se réfère à une source informée. Un porte-parole du gouvernement britannique a déclaré pour sa part que le pétrolier suspecté de transporter du carburant de contrebande n'était pas sous pavillon britannique.

    Le corps des Gardiens de la révolution islamique a annoncé jeudi 18 juillet avoir arraisonné ce week-end dans le Golfe un navire étranger avec du carburant de contrebande à bord sans pour autant préciser son nom ni son pays d’appartenance. Le pétrolier transportait 12 étrangers dont la nationalité n’est pas citée non plus.

    «Le navire arraisonné par les Gardiens de la révolution islamique naviguait dans le détroit d’Ormuz sous escorte britannique et battait pavillon britannique», a annoncé l’agence YJC, se référant à une source informée.

    Selon cette dernière, le Royaume-Uni et les États-Unis souhaitaient que le pétrolier figure comme appartenant aux Émirats arabes unis, mais ceux-ci auraient refusé de le reconnaître comme leur, voulant éviter de faire monter d’un cran la tension avec l’Iran.

    Un porte-parole du gouvernement britannique a déclaré pour sa part que le pétrolier arraisonné par l’Iran et suspecté de transporter du carburant de contrebande n'était pas sous pavillon britannique.

    La chaîne d’État IRIB a annoncé de son côté que le navire arraisonné par les Gardiens de la révolution islamique battait pavillon panaméen.

    Le «pétrolier étranger»

    Précédemment, l’agence AP, citant une source au sein du Pentagone, a rapporté que l’Iran avait pu arraisonner le pétrolier MT Riah appartenant à une compagnie basée à Dubaï, qui avait cessé de communiquer sa position alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz peu avant le 14 juillet. La partie iranienne a pour sa part expliqué avoir porté assistance à «un pétrolier étranger» qui émettait un message de détresse.

    La chaîne Al-Arabiya avait pour sa part indiqué que le pétrolier Riah qui, selon les données des sites suivant la circulation des navires, avait cessé de communiquer sa position, n’avait pas lancé de signal de détresse.

    Démenti des Émirats arabes unis

    Les informations relayées par la presse américaine selon lesquelles un tanker émirati aurait disparu des radars dans le détroit d’Ormuz auraient été niées à Al-Arabiya par un haut fonctionnaire émirati.

    «Le tanker pétrolier n’appartient pas et n’est pas exploité par les Émirats arabes unis, il n’a lancé aucun signal de détresse», avait-t-il annoncé à Al-Arabiya.

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    Détroit d'Ormuz, signal de détresse, Pentagone, tensions, États-Unis, Royaume-Uni, contrebande, Iran, pétrolier
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