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    Vers «une passerelle entre la Russie et l’Afrique» lors du sommet russo-africain à Sotchi?

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    Sommet Russie-Afrique (2019) (37)
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    Voyant avec optimisme le prochain sommet à Sotchi, le fondateur d’un organisme camerounais de promotion des entreprises a fait part avec Sputnik de ses aspirations quant aux échanges commerciaux Russie-Afrique et s’est félicité de l’emplacement de son entreprise «au carrefour de l’Europe», sur les Champs-Élysées.

    Pour l’essentiel, le président et fondateur de la Chambre internationale pour le conseil et la promotion des entreprises (CICP), Freddy Dominique Zanga, souhaite voir son association comme «un pont, une passerelle entre l’Afrique et [la scène] internationale. D’un côté, c’est l’Afrique, de l’autre c’est toutes les entreprises, investisseurs, pays et continents qui s’intéressent à l’Afrique», a-t-il expliqué, contacté par Sputnik.

    Plus concrètement, il voit de grandes perspectives dans les partenariats potentiels entre les pays africains et la Russie, sachant que nombreux sont les «hommes d’affaires russes qui s’intéressent aux minéraux, à l’or, aux diamants, aux produits de sous-sol».

    Position d’un pôle commercial

    L’organisation de M.Zanga est située sur les Champs-Élysées: «L’avantage de Paris c’est que nous sommes déjà au carrefour de l’Europe», a-t-il précisé. «Il est difficile de parler de l’Afrique étant en Afrique, donc il faut s’approcher de l’Europe. Nous sommes au carrefour du monde même, parce que nous avons la facilité d’aller partout», a-t-il poursuivi, se disant prêt à aller en Russie si un partenaire commercial manifeste de l’intérêt pour travailler avec l’Afrique.

    Pour l’instant, il y a des contacts avec la Russie, mais «il faut les développer» et leur donner de la «dynamique», par exemple en organisant des «événements et des rencontres dans ce sens».

    Plateformes de coopération

    «Il y a beaucoup d’opportunités: les routes, l’infrastructure, le logement, l’alimentation, la santé – tout cela ce sont des niches d’opportunité qu’on peut explorer avec les partenaires russes», a détaillé M.Zanga, ajoutant que les partenaires russes étaient les bienvenus au grand forum de Dakar en novembre.

    Tandis que de grandes entreprises russes investissent déjà dans les secteurs africains de l’énergie, de l’exploration minière, l’infrastructure, les transports, l’agriculture, le président de la CICP aspire à augmenter la demande: «Même si ce n’est pas [au niveau des] les chefs d’État, il faut que les ministres se rencontrent régulièrement pour dynamiser les échanges».

    «Ce dont l’Afrique a besoin, c’est juste ce que la Russie a déjà réussi à trouver comme solution et a en abondance. Si on prend le cas de l’agriculture, il y a des machines qu’on peut obtenir en Russie et il y a des terrains en Afrique qui sont inexploités parce qu’il n’y a pas de machines. Ce sont des choses qu’on peut mettre en place pour encourager les partenariats, pour que le continent africain sorte de la pauvreté, et tout le monde sera gagnant. Parce que d’un côté vous avez le continent africain qui a besoin d’engins, de matériel, et de l’autre vous avez la Russie qui a besoin d’un marché pour ses engins, qui veut trouver des clients, des partenariats», conclut M.Zanga, soulignant que «ce serait une très bonne passerelle entre la Russie et l’Afrique».

    Dossier:
    Sommet Russie-Afrique (2019) (37)
    Tags:
    France, partenariat, Sotchi, sommet, coopération, échanges commerciaux, Cameroun, Afrique, Russie
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