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Vladimir Poutine a réagi au test d’un nouveau missile par le Pentagone, estimant que les États-Unis ont quitté le Traité FNI pour effectuer cet essai et promettant une réponse-miroir.

La Russie devra donner une réponse-miroir aux nouveaux dangers dus à la conception par les États-Unis d’un nouveau missile interdit par le Traité FNI, a déclaré Vladimir Poutine ce mercredi 21 août lors d'une conférence de presse avec le Président finlandais Sauli Niinistö.

«Nous avons absolument besoin d’un dialogue sur ces questions. Pour l’instant, nous n’en avons pas. Nous ferons des démarches appropriées en réponse à cette action [le test du missile, ndlr], nous donnerons une réponse-miroir. […] Nous sommes prêts à en discuter avec les Européens, avec les Américains, mais la sécurité de la Russie sera garantie de manière fiable», a-t-il déclaré.

Vladimir Poutine estime que Washington s’est retiré du Traité FNI pour effectuer l’essai du nouveau missile.

Le nouveau missile US

En effet, le temps qui s’est écoulé entre le retrait de Washington du traité et le test du missile prouve que la conception de l’arme a été entamée longtemps avant la recherche de prétextes pour quitter l'accord, a souligné le Président russe.

«Ce qui m’inquiète, c’est le test du missile annoncé par le Pentagone. C’est un Tomahawk. C’est un missile basé en mer qui a été adapté à des lancements depuis le sol. Le lancement de ces missiles peut être réalisé depuis des systèmes qui se situent déjà en Roumanie et peuvent être installés prochainement en Pologne», a-t-il poursuivi.

Il a fait remarquer qu’il suffisait pour cela de remplacer le logiciel.

«Ce qui signifie pour nous l’apparition de nouveaux dangers auxquels nous nous devons de réagir», a-t-il encore noté, répondant aux questions des journalistes.

Washington et ses partenaires européens

Le Président russe a déclaré ne jamais avoir entendu les Américains dire qu’ils n’avaient pas l’intention de déployer de missiles de courte et moyenne portées basés au sol en Europe.

«Ce serait bien», a-t-il constaté.

Dans ce contexte, Vladimir Poutine doute que les États-Unis informent leurs partenaires européens du logiciel dont ils dotent leurs missiles.

Moscou travaillera sur des missiles de courte et moyenne portées, mais ne les déploiera pas dans les régions libres d’armements appropriés américains, a-t-il encore souligné.

«La Russie n’installera pas de missiles – et nous mettrons maintenant au point des systèmes de courte et moyennes portées – tant que des systèmes de frappe appropriés de fabrication américaine ne feront pas leur apparition dans telle ou telle région du monde», a encore dit le Président russe.

Le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) avait été signé le 8 décembre 1987 entre l’Union soviétique et les États-Unis et a pris officiellement fin vendredi 2 août «à l'initiative des États-Unis», avait précédemment annoncé le ministère russe des Affaires étrangères.

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conférence de presse, journalistes, Moscou, États-Unis, logiciel, dialogue, Sauli Niinistö, missiles, Tomahawk, Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), Pentagone, Vladimir Poutine
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