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Un mois après l’annonce de sa disparition en Syrie, Oleg Melnikov, directeur de l’ONG russe Alternative enregistre une missive vidéo. Le groupe de volontaires anti-esclavage est en sécurité. En parallèle, Moscou a mené des actions officielles pour rapatrier des femmes et des enfants retenus sur le sol syrien.

«Si on me demandait si j’étais prêt à revivre ce qui s’est passé le mois dernier, sans hésitation, je répondrais ʺouiʺ», déclare dans sa vidéo filmée en Syrie Oleg Melnikov, chef de l’ONG russe anti-esclavage Alternative.

La disparition de l’équipe d’Oleg Melnikov en Syrie le 8 août dernier a suscité une vive émotion, et son discours vidéo sur le site d’Alternative était fébrilement attendu depuis le message du 14 août dernier, qui annonçait que le groupe était en sécurité. La missive vidéo rassure et permet au chef des volontaires d’affirmer une fois de plus le «manifeste» de l’ONG:

«Nous n’avons jamais trié les victimes par nation, religion ou sexe. Pour nous, chaque personne a une valeur absolue. Et nous ferons tout pour sauver tous ceux qui ont des problèmes», proclama Oleg Melnikov au nom de ses collègues.

L’équipe de l’ONG anti-esclavage russe n’est pas la seule à agir dans l’intérêt des citoyens russes en situation délicate sur le sol syrien. Le 5 septembre, Anna Kuznetsova, la Commissaire aux droits de l’enfant auprès du Président russe, a tenu une réunion de travail avec le Président syrien Bachar el-Assad. Selon le service de presse, le thème principal de la visite était une série de réunions sur la protection des droits des enfants. D’après Anna Kuznetsova, le nombre de demandes d’assistance de la part de Russes qui cherchent à rapatrier leurs enfants de Syrie ne cesse de croître.

«Nous avons retrouvé nos enfants dans des prisons syriennes et nous travaillons maintenant sur leur retour de ces prisons... Dieu merci, nous allons récupérer quatre enfants», a déclaré Mme Kuznetsova à l’issue de sa visite en République arabe syrienne.

Selon la Commissaire, des enfants de cinq à neuf ans se sont retrouvés dans des prisons avec leurs mères condamnées. «Le travail sur le retour des enfants citoyens de la Fédération de Russie de Syrie sera mené de la même manière que le rapatriement des enfants d’Irak, bien que le niveau de complexité soit ici différent», a déclaré Anna Kuznetsova dans un entretien avec Sputnik.

«Des médecins russes se sont rendu dans le camp de réfugiés syriens Al-Khol Gouvernorat d’Hassaké, [tristement connu pour les conditions déplorables de vie des réfugiés, ndlr] pour collecter l’ADN des enfants du camp afin d’identifier les citoyens russes et de les orienter vers leur pays d’origine», a détaillé Anna Kuznetsova à Sputnik.

Lors de cette visite en Syrie, la Commissaire russe aux droits de l’enfant a discuté avec des responsables syriens de la première étape du travail visant à renvoyer des enfants en Russie, précisant néanmoins qu’elle «ne se fait pas l’illusion sur le fait que ce sera rapide et facile».

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