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    Rohani, Erdogan et Poutine à Ankara, le 16 septembre 2019

    Idlib, lutte contre le terrorisme, réfugiés: les sujets à l'ordre du jour du sommet entre Poutine, Erdogan et Rohani

    © Sputnik . Valeri Melnikov
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    Un sommet tripartite sur la Syrie, auquel participent Vladimir Poutine, Hassan Rohani et Recep Tayyip Erdogan, se tient à Ankara ce lundi 16 septembre. La situation dans la zone d'Idlib, la lutte contre le terrorisme, l’accord sur le nucléaire iranien figurent à l'ordre du jour de leur rencontre.

    Vladimir Poutine, Hassan Rohani et Recep Tayyip Erdogan ont pris part à un sommet tripartite consacré à la Syrie, ce lundi 16 septembre à Ankara. Les dirigeants mondiaux ont débattu de nombreuses questions d’actualité.

    Lutte contre le terrorisme

    Continuer le combat contre les terroristes en Syrie est absolument nécessaire, a estimé le Président russe.

    «Bien entendu, l'urgence est de poursuivre la lutte sans relâche contre les groupes terroristes en Syrie. Le plus préoccupant est toujours la situation tendue dans la seule zone de désescalade, Idlib, où l’activité des organisations terroristes a augmenté ces derniers temps», a-t-il précisé.

    Et d'ajouter qu'Idlib se trouvait pratiquement entre les mains de structures terroristes affilées à Al-Qaïda*.

    Dépassement des divergences

    Les trois parties ont réussi à dépasser les désaccords qui existaient entre elles sur le Comité constitutionnel en Syrie et ont décidé de le bâtir sans délai, a annoncé Erdogan qui a qualifié le sommet à Ankara d’«efficace».

    «Lors du sommet, on a surmonté des divergences concernant la formation du Comité constitutionnel en Syrie. On a pris la décision de commencer le travail sur la formation du Comité sans tarder», a-t-il dit.

    Vladimir Poutine a quant à lui souligné que les membres du Comité constitutionnel ne devraient pas être soumis à l’influence de forces extérieures.

    «En aucun cas il ne faut permettre que les participants à ce processus, c’est-à-dire les Syriens eux-mêmes, membres du Comité constitutionnel, soient pieds et poings liés par des forces extérieures.»

    Vladimir Poutine a tenu à préciser que la prochaine rencontre consacrée à la situation en Syrie aurait lieu en octobre à Noursoultan, capitale du Kazakhstan.

    La fin des inquiétudes entre Ankara et Damas?

    Hassan Rohani a commenté l’accord d’Adana, signé entre la Turquie et la Syrie il y a plus de 20 ans. Selon le Président iranien, l’application de ce document mettrait un terme à l’inquiétude que démontrent Ankara et Damas l’un envers l’autre.

    «La reprise de l’accord d’Adana de 1998 entre la Syrie et la Turquie peut devenir un exemple approprié avec lequel on peut éliminer l’inquiétude des deux parties, le début de la fin d’une période difficile», a-t-il notamment déclaré.

    Pas d’alternative

    L’accord sur le nucléaire iranien reste valide malgré la sortie de Washington, il n’existe aucune alternative, a indiqué le Président russe.

    «Nous considérons que le plan d’action, malgré le retrait des États-Unis, demeure viable. Les autres participants de l’accord nucléaire tombent d’accord avec nous à ce sujet. Je souligne que, compte tenu de toutes les difficultés concernant sa réalisation, il n’existe pas d’alternative raisonnable à cet accord.»

    Le processus de règlement du conflit en Syrie a été lancé à Astana en janvier 2017, afin de créer des conditions favorables à l'élaboration d'instruments efficaces en vue des négociations de paix à Genève, pour accomplir les tâches fixées dans la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'Onu.

    Création d’une ville pour des réfugiés

    La question des réfugiés a été également abordée lors du sommet à Ankara. Ainsi, le Président turc a annoncé qu’il ne permettrait pas la formation d’un «corridor terroriste» dans la zone de sécurité qui est en train d’être mise en place à la frontière avec la Syrie. Il a donc proposé d’y créer une ville pour les réfugiés.

    «Il faut y créer [sur le territoire frontalier syrien, ndlr] une ville pour la vie des réfugiés, pour qu’ils puissent y faire du jardinage et de l’agriculture. J’ai expliqué à mes collègues qu’il fallait mettre en place une infrastructure. Il est nécessaire d’éviter la formation d’un corridor terroriste.»

    Attaques «déstabilisantes» d’Israël

    Dans leur déclaration, les trois dirigeants ont indiqué que les attaques militaires israéliennes visant la Syrie étaient déstabilisantes et créaient des tensions dans la région.

    «[Les Présidents, ndlr] considèrent que les attaques militaires israéliennes en Syrie sont déstabilisantes. Elles violent la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays et mènent à l’augmentation de la tension dans la région», lit-on dans la déclaration conjointe dont le texte a été publié sur le site du Kremlin.

    *Organisation terroriste interdite en Russie 

    Tags:
    sommet, Hassan Rohani, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan, Turquie
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