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En Italie, un Marocain a refusé d’envoyer son fils dans une classe comptant selon lui «trop d’étrangers». Afin que son enfant puisse parler italien à l’école, le père a décidé de scolariser son enfant dans un établissement privé, relate un journal italien.

Un homme d’origine marocaine a décidé de retirer son fils de l’école à Bologne en Italie à cause de «problèmes d’intégration». Le bureau scolaire local a admis son enfant dans une classe avec «trop d’étrangers», a relaté le 18 septembre 2019 le quotidien italien Il Primato Nazionale.

Il voulait que son enfant parle italien à l’école, ce qui s’avère difficile dans une classe avec «plein d’étrangers», a estimé l’homme. «Il y a près de 19 nationalités différentes. Même les enseignants ont du mal à prononcer correctement les prénoms des élèves», a-t-il déclaré.

Le père a tenté d’expliquer sa décision auprès du bureau scolaire: «L’école où se trouve mon fils est cosmopolite, ce qui risque de lui créer un problème d’intégration sociale». Dans l’administration, on lui a rétorqué que dans la classe en question il y avait huit enfants italiens. «Mais ils sont italiens comme le mien, c’est-à-dire avec la nationalité italienne, des enfants de parents immigrés», a réagi l’homme en précisant que la plupart de ces enfants ne parlaient pas encore italien.

Selon le Marocain, une école privée dispose plus de moyens pour accueillir son fils. «Nous sommes prêts à payer. Le problème est qu’en Italie presque tous les établissements privés sont catholiques tandis que nous sommes musulmans», a-t-il déploré.

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Tags:
Bologne, éducation, Maroc, Italie
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