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La Liste commune des partis arabes représentés à la Knesset a recommandé le dirigeant du parti centriste Bleu Blanc, Benny Gantz, ancien chef militaire et rival de Benyamin Netanyahou, pour le poste de Premier ministre. Miko Peled, militant et écrivain, a commenté les derniers développements de la politique israélienne au micro de Sputnik.

Lors d’une réunion avec le Président israélien, Reuven Rivlin, la Liste commune - bloc de partis arabes d'Israël représentés à la Knesset- a approuvé le candidat juif Benny Gantz, rival de Benyamin Netanyahou, au poste de Premier ministre. Après des élections législatives qui n'ont pas réussi à départager les deux rivaux, Netanyahou a appelé Gantz à la formation d'un gouvernement d'union nationale. Ce dernier l’accepte, à la condition qu’il en soit le chef.

Ces derniers temps, la politique israélienne est devenue extrêmement dynamique, ce qui rend le résultat difficile à prédire, a déclaré à Sputnik Miko Peled, auteur des livres intitulés «Le fils du général - Le parcours d'un Israélien en Palestine» et «Injustice: L'histoire de la cinquième fondation de la Terre sainte».

Une décision difficile à prendre

«Honnêtement, je ne voudrais pas être dans la position de la Liste commune qui a dû trancher sur cette question. Ce n’est pas une décision facile. Personnellement, je pense que la décision de soutenir Gantz était une erreur, mais je ne suis pas un Palestinien vivant sous l’occupation israélienne, et c’est donc facile pour moi de le dire», a reconnu l’écrivain.

Et d’ajouter que le Premier ministre sortant, Benyamin Netanyahou, dirigeant du Likoud, pourrait tout de même s’avérer victorieux au final.

«Le parti Balad de la Liste commune a vigoureusement désapprouvé la recommandation de Gantz comme Premier ministre. […] Je pense que Balad a eu raison, mais je répète encore une fois qu’il est facile pour moi d’avoir une opinion sur ces choses. Je n'ai jamais vécu comme une personne opprimée sous domination étrangère. Donc, je dis toujours ces choses avec un peu d'appréhension», a noté M.Peled.

Dimanche soir, Balad, un parti politique arabe dirigé par Mtanes Shehadeh et qui défend les droits des citoyens arabes en Israël, a publié une déclaration dans laquelle il exprimait sa désapprobation de la recommandation de la Liste commune pour que Gantz forme un nouveau gouvernement de coalition.

Ni Netanyahou, ni Gantz

«Bleu et Blanc a à plusieurs reprises ignoré les demandes de la Liste commune et a même systématiquement refusé de les discuter. […] Balad a voté avec la Liste commune pour éliminer Netanyahou et poursuivra ses efforts en ce sens, mais en même temps, ne considère pas Gantz comme une alternative», lit-on dans le communiqué.

Outre Balad, le parti Yisrael Beytenu d’Avigdor Liberman a également refusé de recommander l’un ou l’autre candidat, puisqu’il s’est engagé à lutter pour un gouvernement d’union laïc.

M.Peled a rappelé que Gantz était chef d'état-major des forces de défense israéliennes, au cours de la guerre de 2014 contre la bande de Gaza palestinienne. Il dit comprendre pourquoi Balad refuse de soutenir Gantz, qui, comme Netanyahou, est selon lui un «criminel de guerre».

«Balad […] est sans doute la seule structure politique qui croit que la Palestine devrait être un État pour tous ceux qui y vivent, tous les citoyens qui vivent dans une véritable démocratie avec des droits égaux», a relevé M.Peled.

De nouvelles législatives seraient inutiles

«Je pense même que cette élection était déjà de trop. La plupart des gens le voient ainsi. C'était une dépense énorme. […] Je pense qu’en fin de compte, Netanyahou en sortira vainqueur ... C’est le type qui a d’habitude la capacité "à former un gouvernement de coalition"», a conclu l’interlocuteur de Sputnik.

Pour le moment, Netanyahou détient 55 recommandations du Likoud et des partis orthodoxes Shas, United Torah Judaism et Yamina, tandis que Gantz est fort de 54 issues de Labor-Gesher, de l'Union démocratique et de la Liste commune. Tous deux n’ont toujours pas atteint le seuil des 61 sièges nécessaire pour former un gouvernement.

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Tags:
gouvernement, Benny Gantz, Benjamin Netanyahu, élections législatives, Israël
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