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La Syrie a désormais un Comité constitutionnel, composé de représentants du pouvoir et de l'opposition, qui sera convoqué dans les semaines à venir pour élaborer une nouvelle mouture de la Constitution syrienne, a annoncé le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres. Un analyste turc a commenté l’événement pour Sputnik.

La mise en place d’un Comité constitutionnel pour la Syrie est une initiative extrêmement importante et prometteuse, mais ce n’est en fait qu’une moitié de la voie à parcourir vers le règlement de la situation, a estimé Abdullah Agar, ancien membre d’une unité spéciale de l’armée turque et expert en matière de sécurité et de lutte antiterroriste, lors d’un entretien accordé à Sputnik.

«La création d’un Comité constitutionnel pour la Syrie est un pas positif dans la voie d’un règlement politique. Avant d’y parvenir, une voie longue et difficile a été parcourue pour concerter la composition de cette structure de 150 personnes», a reconnu le spécialiste.

Et de prévenir que, par la suite, les 150 membres du Comité seraient impliqués dans une âpre lutte, parce que les différentes parties feraient pression sur eux afin d’élaborer une Constitution allant dans le sens de leurs intérêts.

«Quoi qu’il en soit, le travail d’un tel comité est la voie la plus efficace vers le règlement politique en Syrie. […] Par ailleurs, il est nécessaire de neutraliser ces structures terroristes radicales qui se livrent à des activités subversives à Idlib et à l’est de l’Euphrate. Ce problème n’est toujours pas résolu», a poursuivi M.Agar.

Selon ce dernier, il est tout aussi indispensable, lors de l’élaboration d’une nouvelle Constitution syrienne, d’œuvrer à l’union, à la consolidation du lien avec les personnes qui avaient auparavant quitté la Syrie.

«Il s’agit de presque dix millions de personnes. Si l’on ne parvient pas à réunir les gens autour de la nouvelle Loi fondamentale, si celle-ci n’est pas crédible, tout ce processus perdra sa raison d’être et ne donnera pas le résultat espéré», a résumé l’analyste.

Le chef de la diplomatie syrienne, Walid al-Mouallem a pour sa part déclaré ce mardi à la télévision d’État syrienne que le début du travail du Comité était prévu pour le 30 septembre à Genève.

L'idée de ce Comité constitutionnel avait été agréée formellement en janvier 2018, sous l'impulsion de la Russie. Le Comité comprend 150 personnes, dont 50 choisies par le gouvernement, 50 autres par l'opposition et les 50 dernières par l'Onu afin d’inclure des représentants de la société civile, rappelle l’AFP.

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Tags:
règlement, crise syrienne, Constitution, ONU, Syrie
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