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Alors que la Turquie et les États-Unis n’arrivent pas à se mettre complétement d’accord sur une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, Ankara insiste sur sa mise en place au plus vite, menaçant de prendre les choses en mains, faute d’accord avec Washington.

La Turquie est prête à agir seule pour mettre en place une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, si aucun accord avec les États-Unis n’est obtenu, a déclaré mardi 1er octobre Recep Tayyip Erdogan.

«Nous n’avons plus le moindre jour à perdre. Si aucun résultat n’est obtenu [avec les États-Unis, ndlr], nous n’aurons pas d’autre choix. Nous envisageons d’installer deux millions de réfugiés syriens dans une zone large d’une trentaine de kilomètres. Nous suivrons notre propre voie, et nous avons déjà fait quelques pas en ce sens», a-t-il déclaré à l’ouverture de la session d’automne du Parlement turc à Ankara.

«En nous faisant porter la charge des réfugiés, ils essaient de mettre la Turquie à genoux, mais nous ne sommes pas un pays sur lequel on peut tester des scénarios. Nous avons dit que ces jeux étaient terminés», a ajouté le chef d’État turc.

Ankara et Washington se sont mis d'accord en août sur la création d'une zone de sécurité dans le nord de la Syrie. Or, de nombreuses questions demeurent sur ses contours et sur l'utilisation qui en sera faite, ce qui divise les pays.

Recep Tayyip Erdogan a martelé ces dernières semaines que si la zone de sécurité n'était pas mise en place avant fin septembre, la Turquie prendrait les choses en main, quitte à lancer une opération militaire dans le nord-est de la Syrie.

Avec plus de 3,6 millions de réfugiés, la Turquie accueille plus de Syriens déplacés par le conflit qu'aucun autre pays au monde, et elle craint un nouvel afflux.

Ces derniers mois, les autorités turques ont été accusées par des ONG d'avoir renvoyé de force des centaines de réfugiés vers la Syrie, mais Ankara évoque des retours volontaires.

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Tags:
réfugiés, zone de sécurité, États-Unis, Turquie, Syrie
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