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Les manifestations qui se poursuivent en Irak depuis le 1er octobre ont déjà fait près de 100 morts. Dans le même temps, près de 3.000 personnes ont été blessées et près de 500 manifestants interpellés.

93 personnes ont trouvé la mort depuis le début des manifestations contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics en Irak, selon un récent bilan de la commission gouvernementale des droits de l’Homme.

Depuis le 1er octobre, des milliers d’Irakiens descendent dans la rue pour réclamer le départ du gouvernement d’Adel Abdel-Mehdi, en place depuis environ un an. Selon le militant des droits de l’Homme Moustafa Saadoun contacté par Sputnik, le vendredi 4 octobre a été la journée «la plus meurtrière» de la contestation populaire née d’appels sur les réseaux sociaux.

Dans le même temps, la chaîne Al-Arabiya parle d’une centaine de morts et de 540 interpellations en Irak. Des journalistes de l’agence Reuters ont pour leur part affirmé que plusieurs protestataires avaient été abattus par des tireurs d’élite de la police. Or, les forces de sécurité ont accusé vendredi des «snipers non identifiés» d’avoir tiré sur les manifestants et sur leurs membres à Bagdad.

Selon une ONG, les réseaux Facebook et Twitter ainsi que le service de messagerie électronique WhatsApp sont indisponibles dans le pays.

Mouvement de contestation inédit

Les protestations actuelles sont présentées par les manifestants comme «non partisanes», par opposition aux précédentes mobilisations tribales ou confessionnelles.

Selon le spécialiste de l’Irak Fanar Haddad joint par l’AFP, il s’agit «de la première fois qu’on entend des gens réclamer la chute du régime» basé sur une répartition confessionnelle et ethnique des postes.

Sur fond de protestations irakiennes, le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres a lancé un appel à la retenue policière lors des manifestations de rue dans le monde, sans toutefois citer de pays.

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Tags:
Antonio Guterres, Adel Abdel-Mehdi, interpellation, tireurs d'élite, protestations, Irak
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