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De plus en plus d’États ont recours à « des technologies qui sont utilisées pour "identifier, surveiller et punir" les plus pauvres. Il y a un risque grave de trébucher "comme des zombies" dans une forme de dystopie d’État providence numérique», a averti un rapporteur des Nations unies.

Le rapporteur spécial des Nations unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme, Philip Alston, a transmis un rapport alarmant à l’Assemblée générale. Celui-ci met notamment en garde les États qui utilisent des données numériques et des technologies dans leurs systèmes de protection et d’aide sociales.

«Dans ces États, ces technologies sont utilisées pour automatiser, prédire, identifier, surveiller, détecter, et punir», indique le rapport, qui avertit également «qu’il y un risque grave de trébucher "comme des zombies" dans une forme de dystopie d’État providence numérique».

«Les grandes entreprises technologiques opèrent dans une zone presque dépourvue de droits humains», peut-on lire dans le texte onusien. «C’est particulièrement problématique lorsque le secteur privé tient un rôle dominant dans l’élaboration et l’exploitation de parties importantes de l’État providence numérique».

Le rapport recommande également aux États de ne pas se concentrer sur la fraude, les sanctions, et l’efficacité telle que définie par les marchés. Il conseille plutôt d’utiliser ces technologies pour mieux gérer le budget de l’aide sociale, afin d’améliorer la qualité de vie des personnes les plus précaires et vulnérables.

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Tags:
ONU, droits de l’homme, technologies, grandes entreprises
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