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En affirmant ne posséder «aucune arme chimique ou toute autre arme interdite», la Turquie a rejeté les accusations portées contre elle par une responsable kurde, selon laquelle, lors de l’opération Source de paix en Syrie, la partie turque avait utilisé du phosphore.

L’ambassadeur turc à Moscou, Mehmet Samsar, a qualifié de «désinformation d'organisations terroristes» les accusations des Forces démocratiques syriennes qui avaient dénoncé l’utilisation par la Turquie de phosphore dans le cadre de son offensive en Syrie.

«Nous rejetons ces déclarations et cette diffamation et, comme nous l’avions déjà annoncé à diverses occasions, les forces armées turques n’ont aucune arme chimique ou toute autre arme interdite», a-t-il fait savoir dans une interview accordée à Sputnik.

Le diplomate a rappelé qu’en étant signataire de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques depuis 1997 et de tous les documents internationaux dans le domaine de la prévention, de la prolifération et du contrôle des armes chimiques, la Turquie remplit «toutes ses obligations dans ce cadre».

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimique a confirmé l’absence d’une quelconque enquête en lien avec ces déclarations, affirmant que leur véridicité n’avait pas été confirmée, a rajouté l’ambassadeur.

Ilham Ahmed, présidente du Conseil démocratique syrien, bras politique des Forces démocratiques syriennes, avait auparavant déclaré au Congrès américain que la Turquie avait utilisé du phosphore lors de son opération militaire Source de paix dans le nord de la Syrie.

Fin de l’offensive turque contre les Kurdes

Mardi 22 octobre, Recep Tayyip Erdogan a annoncé la fin de l’offensive contre les milices des Unités de protection du peuple (YPG), organisation considérée comme terroriste par Ankara. L’opération Source de paix avait été annoncée le 9 octobre par le chef de l’État turc. Moscou et Ankara ont par ailleurs convenu de contrôler ensemble la majeure partie de cette zone frontalière.

Le retrait des unités kurdes et de leurs équipements de la zone devrait être achevé «dans les 150 heures» qui suivront le mercredi 23 octobre à midi, selon le mémorandum russo-turc.

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Tags:
armes chimiques, Ankara, Syrie, Turquie
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