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    Une importante partie de la Belgique risque d’être submergée par l’océan – images

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    Une partie considérable du territoire belge risque d’être recouvert par l’océan dans environ trois décennies, d’après une récente étude de l’organisation indépendante Climate Central réalisée à l’aide de l’intelligence artificielle.

    La montée des océans pourra impacter d’ici à 2050 300 millions de personnes habitant dans des zones côtières, dont une importante partie de celles de la Belgique, qui risquent d’être submergées, selon une étude de Climate Central parue dans la revue Nature Communications.

    Vers 2100, ces chiffres peuvent encore s’aggraver et atteindre les 420 millions de personnes autour de la planète. Ceci va à l’encontre des précédentes prévisions scientifiques, selon lesquelles la montée des océans devait toucher 80 millions d'habitants, selon la RTBF.

    L’intelligence artificielle utilisée

    L’étude a été effectuée avec des méthodes précises de calcul de hauteur et avec le recours à l'intelligence artificielle. Les chercheurs ont ainsi corrigé les données existantes concernant l'altitude des terres dans les zones côtières. Celles-ci étaient en effet erronées, conduisant à largement sous-estimer l'étendue des zones touchées lors des marées hautes ou durant les fortes tempêtes.

    «La hauteur du sol sous nos pieds» reste méconnue

    «Lorsque nous utilisons nos nouvelles données concernant le relief, nous trouvons beaucoup plus de gens vivant dans des régions vulnérables que ce que nous estimions jusqu'à présent», a expliqué à l’AFP Ben Strauss, co-auteur de l'étude et président-directeur de Climate Central, un institut de recherche basé aux États-Unis.

    Les données fournies gratuitement par la Nasa, issues de son programme SRTM qui a permis de cartographier 95% de la Terre, comportent une marge d'erreur.

    Il y a environ cinq ans, Ben Strauss et l’un de ses collègues ont ainsi réalisé, en comparant ces éléments à des données plus fines, que le système SRTM surestimait systématiquement l'altitude des bords de mer, confondant des toits et des arbres avec le niveau du sol. «Pour la majorité des zones côtières à travers le globe, nous ne connaissions pas la hauteur du sol sous nos pieds», a expliqué M.Strauss.

    Les zones les plus exposées

    L’endroit le plus exposé à l’évolution des océans est l'Asie. Plus des deux-tiers des populations concernées se trouveront en Chine, au Bangladesh, en Inde, au Vietnam, en Indonésie et en Thaïlande.

    La population mondiale, estimée à 7,7 milliards d'individus aujourd'hui, pourrait s'accroître de deux milliards d'ici à 2050 et d'un milliard supplémentaires d'ici à la fin du siècle, dont une grande partie réside dans des mégalopoles en bord de mer.

    Actuellement, environ 100 millions de personnes habitent dans des zones situées sous le niveau de la mer, selon cette étude. Certaines sont protégées par des digues, mais la plupart ne bénéficient d'aucune protection.

    «Le changement climatique a le potentiel de remodeler des villes, des économies, des rivages et des régions entières du globe», a souligné Scott Kulp, le second auteur de l'étude, soulevant la question de savoir «dans quelle mesure et pour combien de temps les protections côtières peuvent les préserver».
    Tags:
    inondation, océan, Belgique
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