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Alors que la présence chinoise se renforce dans l’infrastructure israélienne -ce qui préoccupe les États-Unis-, le gouvernement de l’État hébreu a annoncé la formation d’un comité ayant pour but de contrôler les investissements étrangers dans l’économie israélienne.

Les préoccupations des États-Unis grandissant face à la participation chinoise dans l’économie israélienne, l’État hébreu a déclaré le 30 octobre avoir l’intention de créer un comité consultatif visant à contrôler les investissements étrangers dans l’infrastructure du pays.

Alors que des discussions à ce sujet se poursuivent depuis plusieurs années, cette décision a été prise après que le secrétaire du Trésor des États-Unis Steven Mnuchin et le conseiller et gendre du Président américain Jared Kushner s’étaient rendus à Jérusalem fin octobre. Selon le site d’information Axios, Mnuchin s’est dit préoccupé par l’intérêt que les Chinois portent aux technologies de l’information d’Israël.

Participation chinoise en Israël

Le Shanghai International Port Group a signé un contrat de construction d’un terminal près de Haïfa et de sa location ultérieure pour 25 ans, alors que le port de Haïfa est utilisé par la Marine américaine.

Une situation qui rappelle celle d’Ashhod, où la société The China Harbour Engineering avait pris part à la construction du port de la ville. De plus, l’entreprise, avec son partenaire israélien, a gagné un appel d’offres d’1,9 milliard de dollars (1,7 milliard d’euros) pour l’achat d’une centrale de l’État hébreu, avait fait savoir The Jerusalem Post, en août 2019.

Des sociétés israéliennes se sont également intéressées à d’autres projets d’infrastructures, concernant par exemple le tunnel Carmel à Haïfa et le métro léger passant devant le bâtiment de l’état-major israélien, a précisé la Nezavissimaïa Gazeta.

De plus, IDE Technologies et Hutchison Water International, avec une participation partielle chinoise, se sont vues attribuer la construction d’un nouveau système d’adoucissement de l’eau à 15 kilomètres au sud de Tel Aviv.

En effet, ce dispositif censé produire environ 200 millions de mètres cube d’eau par an, doit être bâti dans la zone où se situent la base des forces armées aériennes Palmachim, ainsi que le centre de recherche nucléaire de Nahal Soreq, construit en 1955 selon un accord avec les États-Unis.

Au total, les investissements chinois dans le secteur des technologies israéliennes ont atteint plus de 325 millions de dollars en 2018, a affirmé un groupe de recherche israélien sur le capital-risque, cité par Reuters.

L’activité du comité

Cette commission «assurera un équilibre adéquat entre la favorisation des investissements étrangers en Israël et le respect de ce que la prospérité économique continue du pays ne menace pas le domaine de la sécurité nationale», a indiqué le gouvernement. «Israël se joint à de nombreux pays qui, pour des raisons de sécurité nationale, ont élaboré des mécanismes visant à améliorer le contrôle sur les investissements étrangers», précise la publication citée par The Jerusalem Post.

Cependant, le comité qui débutera ses activités vers la fin de l’année 2019, ne les exercera qu’à titre consultatif. Les affaires qui ne sont pas soumises à l’approbation du gouvernement israélien ne seront pas prises en compte par l’entité.

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Tags:
Haïfa, économie, Jared Kushner, États-Unis, Steven Mnuchin, investissements, Jérusalem, Tel Aviv, Chine, Israël
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