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Le New York Times a publié une carte de l’Ukraine sur laquelle la Crimée est aux couleurs de la Russie. Alors que Kiev a exprimé son mécontentement, la députée de la Crimée au parlement russe Natalia Poklonskaïa y voit un signal clair envoyé à l’Ukraine.

La carte de l’Ukraine publiée par le New York Times où la Crimée est clairement marquée comme n’appartenant pas à Kiev a suscité l’indignation de l’ambassade ukrainienne aux États-Unis.

​​La mission diplomatique a réclamé sur Facebook que le journal apporte des corrections à son article consacré aux activités économiques de l’oligarque ukrainien Igor Kolomoïski dans les montagnes des Carpates.

«Impossible de toujours danser sur un même air usé»

Pour Natalia Poklonskaïa, députée de la Crimée à la Douma (chambre basse du parlement russe) et ex-procureur général de la République autonome de Crimée, la publication de cette carte par le journal américain montre clairement que tout le monde est las de la rhétorique sur «l’annexion» présumée de la péninsule par Moscou.

«Il est grand temps que les hommes politiques ukrainiens comprennent qu’il est impossible de toujours danser sur le même air usé "annexion de la Crimée". C’est le passé de l’ancien régime criminel ukrainien, les conséquences d’une conduite irresponsable que vous devez accepter et vivre sans exposer d’autres territoires à des risques», a indiqué à Sputnik Mme Poklonskaïa.

Selon la parlementaire, Kiev devrait adopter une approche plus constructive, respecter le choix des habitants de la péninsule de Crimée et rétablir la paix dans le Donbass.

«On a adopté toutes les sanctions possibles contre la Russie, on s’est assuré que cela ne marche pas. Cela suffit, arrêtez-vous. La Russie peut régler ses problèmes, mais qui s’occupera des problèmes du peuple ukrainien lorsque l’idée sur "l’agresseur russe" sera définitivement abandonnée? Personne», a ajouté Mme Poklonskaïa.

Le 22 août, le journal britannique Guardian a publié une photo dont la légende définit la péninsule de Crimée comme un territoire russe. Auparavant, l’encyclopédie Internet Wikipédia avait également reconnu la Crimée comme faisant partie de la Russie dans ses articles sur le G20.

La Crimée, rattachée à l'Ukraine par le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev en 1954, a réintégré la Russie à la suite d'un référendum organisé en mars 2014, suite à un coup d'État à Kiev. Lors du scrutin, dont les résultats ne sont pas reconnus par la communauté internationale, 96,77% des électeurs de la république de Crimée et 95,6% des habitants de la ville de Sébastopol se sont prononcés pour la réunification avec la Russie.

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Tags:
ambassade, carte, The New York Times, Russie, Natalia Poklonskaïa, Ukraine, Crimée
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