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    Bolivie: Morales dénonce une tentative de coup d’État fomenté par l’opposition

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    Le Président sortant de Bolivie, Evo Morales, a annoncé dimanche 10 novembre un nouveau scrutin présidentiel sur fond de protestations massives dans le pays et après la publication du rapport provisoire de l’Organisation des États américains (OEA) sur la vérification des résultats du dépouillement du vote au premier tour.

    L’opposition réclame la démission du Président face à cette annonce d’une nouvelle élection, ce qui est considéré comme une tentative de coup d’État par le Président bolivien sortant, Evo Morales, dans une interview accordée à la chaîne de télévision Telesur.

    «Ils exigent que je donne ma démission, c’est une tentative de coup d’État […] Ce n’est pas constitutionnel ni légal. Je suis nanti d’un mandat constitutionnel qui est valable jusqu’en janvier prochain», a martelé le chef de l’État.

    Son principal rival au premier tour de l’élection du 20 octobre, le chef de l'opposition bolivienne, Carlos Mesa, et plusieurs autres opposants déclarent que Morales ne doit pas participer à une nouvelle présidentielle, mais donner sa démission.

    Carlos Mesa n’a pas reconnu les résultats du premier tour, selon lesquels Evo Morales avait été proclamé vainqueur et détenteur d’un nouveau mandat jusqu’en 2025. Il a appelé le Président sortant à la démission peu après la publication du rapport de l’OEA. Les protestations massives ont éclaté en Bolivie après le dépouillement des résultats du premier tour de l’élection du 20 octobre et se poursuivent toujours. Dans certaines villes, des policiers ont rallié les rangs des manifestants.

    On vient d’apprendre que les ministres boliviens des Mines, César Navarro, et des Hydrocarbures, Luis Alberto Sánchez, ont présenté leur démission.

    Tags:
    élection présidentielle, Evo Morales, Bolivie
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