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Crise politique en Bolivie et départ d'Evo Morales en novembre 2019 (32)
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Alors que des protestations se poursuivent en Bolivie, les forces armées de ce pays ont exhorté le Président Evo Morales à démissionner pour assurer la stabilité dans le pays.

Le commandant en chef de l'armée bolivienne, le général Williams Kaliman, a demandé dimanche 10 novembre au Président Evo Morales, confronté depuis trois semaines à une vague de contestations contre sa réélection, de démissionner «pour le bien de la Bolivie».

«Après avoir analysé la situation conflictuelle interne, nous demandons au Président de renoncer à son mandat présidentiel afin de permettre la pacification et le maintien de la stabilité, pour le bien de notre Bolivie», a déclaré le général, cité par l’AFP.

Plus tôt dans la journée de dimanche, le Président Morales avait annoncé la tenue du nouveau scrutin et ce, alors que des protestations se déroulent dans le pays et après que l’Organisation des États américains (OEA) a publié son rapport dans lequel elle constate que des fraudes avaient été commises lors de l'élection précédente. Dans les heures qui ont suivi cette annonce, l'opposition a appelé à son départ.

Les protestations en Bolivie ont éclaté le 20 octobre et se poursuivent depuis ce jour et ce, après la publication des résultats de la présidentielle. Selon les données du Tribunal électoral suprême, c’est Morales qui a remporté le scrutin dès le premier tour. Toutefois, son principal rival Carlos Mesa a refusé d'en reconnaître les résultats.

Depuis le début du mouvement, près de 380 personnes ont été blessées.

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Crise politique en Bolivie et départ d'Evo Morales en novembre 2019 (32)

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armée, Evo Morales
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