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La Chine et les États-Unis sont au pied d’une guerre froide, bien qu’ils puissent encore freiner les tensions, estime l’ex-secrétaire d’État américain Henry Kissinger. Un expert chinois a commenté pour Sputnik cette déclaration, y voyant une erreur d’appréciation.

Arrivé à Pékin pour participer au New Economy Forum, l’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger a fait une déclaration sur la menace d’une guerre froide entre la Chine et les États-Unis. Ces propos ont été analysés pour Sputnik par Zhu Feng, un expert chinois en relations internationales.

Appréciation erronée des capacités chinoises

Zhu Feng, directeur du Centre d’études des relations internationales à l’université de Nankin, explique que pour des raisons inconnues les États-Unis appréciaient à tort les capacités de la Chine, la qualifiant d’adversaire stratégique.

 «Je pense que les États-Unis, plus particulièrement l’administration Trump, doivent apprécier correctement les capacités de la Chine et mettre au point une politique appropriée. À présent Washington envisage la Chine comme une force devenue égale, voire supérieure, aux États-Unis. Mais en réalité les États-Unis surpassent toujours à bien des égards la Chine, aussi leur estimation de cette dernière n’est-elle pas réaliste», a indiqué l’expert.

Une confrontation menaçant la stabilité

Selon lui, bien qu'un changement radical de l'attitude des États-Unis envers la Chine soit peu probable, l’Amérique doit comprendre qu’une confrontation stratégique de grande envergure nuit non seulement aux États-Unis et aux relations bilatérales, mais fait aussi peser une menace sur la stabilité et la prospérité du reste du monde. 

«La planification politique des États-Unis a besoin d’être corrigée. Il ne faut pas forcer le trait et surestimer les avantages chinois. Il faut apprécier de manière adéquate la concurrence sino-américaine», a signalé l’expert.

Le New Economy Forum

Le New Economy Forum de Pékin, organisé à l’initiative de l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, a réuni des personnalités éminentes du monde occidental. Outre Henry Kissinger, le fondateur de Microsoft Bill Gates, le PDG de Goldman Sachs David Solomon, l’ex-secrétaire du Trésor Hank Paulson ou encore le chef de Standard Chartered Bill Winters ont participé à ces travaux. De multiples problèmes d’actualité ont été abordés, notamment le commerce, l’ordre mondial, les technologies, l’urbanisation et le changement climatique.

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Tags:
Chine, États-Unis, Henry Kissinger, guerre froide
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