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Ilhan Omar, qui siège au Congrès des États-Unis, est accusée d’avoir longuement coopéré avec le Qatar pour leur fournir des informations sensibles ensuite transmises à l’Iran. Ces accusations émanent d’un témoin qui aurait rencontré des hauts responsables qataris.

La représentante du Minnesota au Congrès des États-Unis, Ilhan Omar, a été recrutée par le Qatar dont elle aurait reçu des fonds, estime devant le tribunal de Floride Alan Bender, homme d’affaires canadien, dont la déposition a été révélée par le média Al Arabiya lundi 25 novembre.

D’après Bender, Omar a été recrutée par le Qatar avant même qu’elle ne songe à faire carrière en politique. Les Qataris l’ont préparée, l’ont convaincue de coopérer avec eux et ont financé sa campagne, affirme l’homme d’affaires. La jeune femme a alors fait usage de sa position à la Chambre des représentants (qui rassemble le Sénat et le Congrès américains) pour accéder à des informations sensibles et les transmettre au Qatar qui servait d’intermédiaire à l’Iran.

Recrutement de politiciens américains

Alan Bender était assigné à comparaître dans le procès contre le frère de l’émir qatari Sheikh Khalid bin Hamad al-Thani, accusé d’avoir ordonné à son garde du corps américain d’assassiner deux personnes. Lors de ses rencontres avec trois hauts responsables qataris, ceux-ci lui auraient demandé de recruter des politiciens et des journalistes américains qui pourraient être des «atouts» qataris.

Après son refus, ils lui auraient révélé que plusieurs Américains étaient déjà sur le coup, dont Ilhan Omar, leur «joyau de la couronne». Ilhan Omar aurait activement recruté d’autres politiciens au nom du Qatar.

Les Qataris ont affirmé que «la meilleure chose que l’argent puisse acheter, ce sont les fonctionnaires américains parce qu’ils sont les moins chers au monde», a déclaré Alan Bender sous serment.

Il a ajouté que le nœud de ces opérations de corruption se trouvait dans la société américaine détenue par Sheikh Khalid, KH Holdings.

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Tags:
Iran, intelligence, corruption, Congrès américain, Ilhan Omar, Qatar
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