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    Macron reçoit Jens Stoltenberg à l’Élysée

    Pourquoi Macron a défié le chef de l’Otan à propos de la Russie

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    «Est-ce que, comme je l’entends parfois, notre ennemi aujourd’hui est la Russie? Je ne le crois pas». Face au chef de l’Otan, le Président français a déclaré que l’ennemi commun n’était pas la Russie mais le terrorisme. Selon le Bild, sa volonté d’améliorer les relations avec Moscou tient à son attitude sceptique envers le nouvel ordre mondial.

    Ce n’est pas la Russie ou la Chine, mais le terrorisme qui est l’ennemi commun de l’Otan, écrit le quotidien allemand Bild en citant les propos qu’Emmanuel Macron a tenu jeudi 28 novembre lors de sa conférence de presse avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg.

    Ce dernier trouve cependant que la Russie représente la menace principale de l’Alliance.

    Une déclaration «dangereuse»

    Selon le média, le Président français approche différemment ces derniers temps l’Otan, l’Europe et les relations franco-allemandes, suscitant ainsi les critiques de ses partenaires, dont l’Allemagne et la Pologne.

    Le média estime cependant qu’à Moscou et à Pékin ses propos ont été accueillis de façon très positive, parce qu’ils correspondent à ce que les deux capitales affirment depuis des années. Par contre, pour Merkel cela signifie qu’elle rencontrera un autre opposant potentiel, outre Donald Trump, lors du prochain sommet de l’Otan à Londres.

    Le Bild signale que le dirigeant français est disposé à remplacer l’Otan par une armée européenne, alors que la chancelière allemande estime que «l’Europe ne peut pas se défendre pour le moment. Nous dépendons de cette alliance transatlantique, il est donc normal que nous travaillions pour elle et prenions davantage de responsabilités».

    Supputation du Bild sur la cause réelle des mots de Macron

    Le quotidien indique que Paris a traditionnellement un rôle ambivalent au sein de l’Otan et qu’entre 1966 et 2009 la France n’a pas participé à la planification militaire stratégique, bien qu’étant un membre fondateur de l’organisation. Cependant, de l’avis du Bild, la cause réelle des propos de Macron sur un nouvel «ennemi commun» doit être due à la mort de 13 soldats français durant une opération antiterroriste au Mali. Le Président français a souligné qu’«une véritable alliance, ce sont des actes, ce sont des décisions, pas des mots». 

    En outre, Emmanuel Macron a évoqué la nécessité de renforcer la coopération avec la Russie. «Est-ce que, comme je l’entends parfois, notre ennemi aujourd’hui est la Russie? Je ne le crois pas», a-t-il déclaré en signalant qu’il fallait construire une nouvelle architecture de confiance et de sécurité en Europe, laquelle «passe par la clarification de nos relations avec la Russie». 

    Scepticisme envers le nouvel ordre mondial

    Jörn Leonhard, professeur d’Histoire à l'université de Fribourg, a expliqué au Bild cette position d’Emmanuel Macron par sa vision de plus en plus sceptique du nouvel ordre mondial, liée notamment à l’érosion des relations transatlantiques et au conflit entre les États-Unis et la Chine.

    L’universitaire conclut que M.Macron réfléchit au futur rôle de la France et envoie un signal à l’Otan en cherchant des alternatives dans le domaine de la politique extérieure.

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    terrorisme, Emmanuel Macron, Chine, Russie
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