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Kirill Vychinski, ancien responsable du site RIA Novosti Ukraine qui a passé plus d’un an dans des prisons ukrainiennes, a remis au secrétaire général de RSF la liste des journalistes persécutés en Ukraine et espère que l’organisation prêtera attention à leurs cas.

Le directeur exécutif de l'agence d'information internationale Rossiya Segodnya, dont Sputnik fait partie, Kirill Vychinski, a transmis au secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire, la liste comprenant les noms de 12 journalistes qui font l’objet de poursuites pénales en Ukraine.

«C’est ce qu’on appelait symboliquement la "liste Vychinski" et c’est ce que j’ai déjà annoncé à l’époque au Conseil de la Fédération [chambre haute du parlement russe, ndlr]. C’est la liste comprenant les noms de mes collègues qui étaient en prison et actuellement –après que [Volodymyr] Zelensky est devenu Président- beaucoup d’entre eux sont relâchés. Mais certains sont toujours sous poursuites pénales», a déclaré à Sputnik M.Vychinski qui suit un traitement en France.

Et d’espérer que Reporters sans frontières prête attention à ces cas.

Pour rappel, le siège de l’Unesco accueille ce vendredi 6 décembre une conférence de l’Association des journalistes européens.

Absence de dialogue

Commentant les accusations formulées lors de la conférence par le directeur exécutif de Stop Fake, Ruslan Deynychenko, à l’encontre des médias russes, M.Vychinski a regretté l’absence de dialogue.

«Je regrette profondément que mes collègues ukrainiens refusent de nous parler, car c’est le problème le plus sérieux. Ils continuent à vivre selon certaines tendances fondées par le pouvoir précédent. Toutefois, il me semble, je vais espérer que la situation entre la Russie et l’Ukraine change», a-t-il noté.

«Le dialogue qu’ils tentent de soutenir au niveau des mensonges, de la propagande et des allégations infondées. M.Deynychenko, qui dirige l’organisation Stop Fake, n’a jamais eu de réclamation à l’égard de notre site [RIA Novosti Ukraine, ndlr]», a ajouté celui qui a passé plus de 400 jours privé de liberté en Ukraine.

Il n’y avait pas non plus de prétentions de la part de la commission spécialement créée auprès du ministère de l’Information qui suivrait les tendances dans l’espace médiatique ukrainien.

«Donc, personne n’avait de prétention à l’égard de mon site, mais je me suis retrouvé en prison et le SBU [le Service de sécurité d'Ukraine, ndlr] assurait que dans mes 72 articles il y avait une telle menace à la sécurité nationale que l’Ukraine aurait dû être entièrement démolie. Soit M.Deynychenko était pris par autre chose, alors ses compétences sont à mettre en cause, soit ce n’est pas lui qui définit les standards du travail professionnel dans le domaine médiatique d’Ukraine, mais le SBU», a souligné M.Vychinski.

Affaire Vychinski

Kirill Vychinski, qui dirigeait le site RIA Novosti Ukraine, a été arrêté à Kiev le 15 mai 2018 pour «soutien aux républiques autoproclamées du Donbass» et «haute trahison». Sa peine aurait pu aller jusqu'à 15 ans de prison. Le tribunal avait prolongé à huit reprises la détention de l'accusé. Vladimir Poutine a qualifié cette situation de sans précédent et a déclaré que Kirill Vychinski avait été arrêté «pour son activité professionnelle directe, pour l'accomplissement de ses fonctions de journaliste». Kirill Vychinski a été libéré le 28 août dernier, et il est revenu le 7 septembre en Russie. Le 21 octobre, il a été nommé membre du Conseil des droits de l'Homme par décret présidentiel.

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Tags:
persécutions, journalistes, Ukraine, Kirill Vychinski
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