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Le Président Trump ne considère l’Otan que comme un marché lucratif et pour cette seule raison il appelle les pays européens à augmenter leurs contributions, a déclaré à Sputnik le sénateur de l'État de Virginie, Richard Black. Le responsable a également repris les propos d'Emmanuel Macron selon lesquels la Russie n'était pas un ennemi.

Après la première démarche d’Emmanuel Macron, qui a fait état de la «mort cérébrale» de l’Alliance, la pertinence de l’Otan est désormais questionnée même dans le camp américain. Le sénateur de l'État de Virginie Richard Black a déclaré dans une interview à Sputnik que l’Otan n’existait que pour les ventes d’armes.

«Aujourd’hui, l’Otan n’existe que pour vendre des armes et pour employer des bureaucrates bien nantis à Bruxelles. Et malheureusement, elle ne peut exister sans ennemi. Et c’est la seule raison de notre hostilité envers la Russie», a déclaré Richard Black, lui-même ancien officier de l'Otan.

Soutien à Macron

Lors du récent sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, le Président Macron a demandé au Président Trump «qui est notre ennemi maintenant?», a rappelé M.Black, avant d'ajouter: «Et c’était la question clé. Nous n’avons pas d’ennemi. La Russie n’est pas un ennemi. La France reconnaît que la Russie n’est pas un ennemi».

Emmanuel Macron a déclaré que tous les membres de l’Otan ne considèrent plus la Russie comme un ennemi car la situation a changé au cours des 30 dernières années.

«Le Président Trump considère l'Otan principalement comme un marché lucratif pour les marchands d'armes. Il a clairement indiqué lors de sa campagne qu'il pensait que l'Otan était une perte de temps. Mais le Président Trump aime vendre des armes, cela ne fait aucun doute», a poursuivi le responsable américain. «C’est pourquoi il essaie d’amener l’Europe à augmenter ses dépenses de défense afin qu’ils achètent des armes américaines. Mais, comme Macron l’a signifié en parlant de la mort cérébrale de l’Otan, l’Alliance n’a aucun but. Il est intéressant de noter que Macron a également dit qu'il pensait que la Russie allait vers un projet de partenariat avec l'Europe.»

La Russie n'est pas une menace non plus pour l'Allemagne

Le sénateur américain a également souligné que la France n’était pas le seul pays à ne pas considérer la Russie comme une menace, en donnant l’exemple de l’Allemagne.

«Aucun pays n'a plus d'intérêt pour les menaces militaires de la Russie que l'Allemagne. Pourtant, l'Allemagne ne dispose que de 200 chars pour défendre l'ensemble de ses frontières. Il est donc clair que l'Allemagne ne voit en la Russie aucune menace, alors qu’elle n'est même pas disposée à financer plus de 200 chars pour l'ensemble de ses frontières», a noté M.Black.

Réticence des Européens pour augmenter leurs contributions

La raison pour laquelle les Allemands ne dépensent pas autant d'argent que le Président Trump le souhaiterait pour la défense est «qu'ils ne voient pas de menace et qu'ils ne gaspilleront pas de moyens financiers», a déclaré le responsable, ne voyant pas l’urgence des augmentations de dépenses de l’Alliance.

Le 70e anniversaire de l'Otan

De nombreux dirigeants des pays membres de l’Otan se sont réunis les 3 et 4 décembre à Londres, au Royaume-Uni pour marquer le 70e anniversaire de l’Alliance transatlantique. Le début du sommet a été émaillé de passes d’armes suscitées par les récentes déclarations du Président français sur «la mort cérébrale de l’Otan».

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Tags:
Emmanuel Macron, Russie, sénateur, Richard Black, OTAN
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