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Les sympathisants des partis chiites ont effectué une nouvelle tentative d’attaquer les manifestants sur la place des Martyrs au cœur de la capitale libanaise. La police a repoussé les agresseurs vers le pont «Ring» où des heurts se poursuivent, apprend à Sputnik un participant d’une manifestation pacifique sur place.

Des partisans des partis chiites se sont attaqués samedi aux abords de la place des Martyrs, dans le centre de Beyrouth, aux participants des manifestations anti-pouvoir pacifiques déclenchées le 17 octobre, a raconté à Sputnik un manifestant sur place.

«Des sympathisants des partis chiites lancent des pierres sur la police anti-émeute et tirent des pétards sur nous. Les policiers ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes, contraignant les agresseurs à battre en retraite. Les chiites ont finalement été repoussés du lieu de la manifestation pacifique», a détaillé l’interlocuteur de l’agence.

La police a repoussé les fauteurs de troubles à l’intérieur des quartiers chiites, attenant au centre de Beyrouth. De leur côté, les jeune agresseurs se divisent en groupes et essaient de contourner les cordons de police pour continuer de jeter des pierres sur les forces de l’ordre.

Quelques brigades de médecins sont arrivées, et des soins ont été prodigués à un policier frappé d’une grosse pierre dans le dos. Les habitants des quartiers dans lesquels les jeunes chiites se sont réfugiés ont demandé que la police n’utilise plus de gaz lacrymogènes, dont souffraient les citadins dans leurs appartements.

Vendredi, le chef du puissant mouvement chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, a lancé un appel au calme à ses partisans. Il les a exhortés à faire preuve de «retenue» et à ne pas déclencher de désordres qui n’avaient rien à voir, selon lui, avec les consignes et la position des partis chiites.

La protestation contre la classe politique continue

Des incidents similaires ont déjà eu lieu dans la capitale et d’autres villes du Liban. La contestation anti-pouvoir au Liban se déroule généralement dans le calme, mais ces dernières semaines, les accrochages se sont multipliés.

Sous la pression de la rue, le Premier ministre Saad Hariri a démissionné le 29 octobre, mais la contestation populaire s’est poursuivie dans un pays au bord de l’effondrement économique. Début octobre, le Président libanais Michel Aoun a déclaré que l’État souffrait du blocus et des sanctions économiques.

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Tags:
Hezbollah, chiites, Hassan Nasrallah, Beyrouth, Liban
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