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L’ancien Président pakistanais Musharraf, condamné à mort pour haute trahison, a déclaré être victime d’une vengeance de la part de certains de ses adversaires et a dénoncé la partialité de son procès qui aura duré six ans.

Pervez Musharraf, Président pakistanais de 2001 à 2008, condamné par le tribunal spécial d’Islamabad à la peine capitale pour haute trahison, considère ce jugement comme une vengeance personnelle dans une déclaration publiée jeudi 19 décembre par les médias pakistanais.

«J’ai appris la décision du tribunal à la télévision. Cette affaire est le résultat d’une vengeance personnelle de certaines personnes. Un tribunal n’a jamais jusqu’ici prononcé son jugement sans entendre l’accusé et sans permettre à ses avocats de le défendre», a indiqué l’ancien chef d’État.

Selon lui, «le jugement est douteux puisque la suprématie de la loi a été ignorée durant tout le procès».

Le tribunal spécial d’Islamabad s’est prononcé dans l’affaire de l'ancien Président Musharraf le 17 décembre, après six ans de procès tenu en l’absence de l’accusé. Lequel se trouve aux Émirats arabes unis depuis 2016, lorsqu’il a été autorisé à quitter le Pakistan.

Musharraf en exil

Le général Musharraf a pour la première fois quitté le pays après sa démission en 2008, mais en 2013, il était rentré au Pakistan pour prendre part aux élections législatives. En avril de la même année, il avait été arrêté et placé sous contrôle judiciaire avant d’être accusé de haute trahison en 2014.

La justice pakistanaise accusait M.Musharraf d’avoir commis des actes relevant de la haute trahison en 2007, lorsqu'il avait décrété l'état d'urgence dans le pays et ordonné d'arrêter les juges de la Cour suprême.

En 2016, le général Musharraf est parti pour Dubaï, prétendument pour «obtenir des soins médicaux». Plus tard, il a été déclaré criminel en fuite et un tribunal a ordonné la confiscation de ses biens.

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Tags:
Pakistan, vengeance, peine de mort, Pervez Musharraf
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