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Tentant d’enrayer le projet de Macron de se rapprocher de Moscou, un groupe d’intéressés pourrait participer à une campagne antirusse lancée après le meurtre d’un Géorgien à Berlin, indique la diplomatie russe.

La manière de traiter le meurtre d’un Géorgien à Berlin comme un crime lié à la Russie, par certains médias français, a été critiquée par la diplomatie russe. Elle estime que la presse française s’est jointe à une campagne d’information antirusse lancée par des médias britanniques, l’idée de rapprochement avec la Russie exprimée par Emmanuel Macron étant hostile à un groupe de personnes.

«Nous regrettons de constater que les médias français suivent les traces de la presse britannique prenant comme modèle la campagne d’information antirusse déployée pendant l’affaire Skripal. Nous sommes sûrs que la diabolisation ciblée de la Russie est avantageuse pour un groupe de personnes intéressées à l’escalade des tensions entre la Russie et l’Europe», a souligné le ministère russe des Affaires étrangères.

Il a été conclu que ce groupe faisait tout son possible pour «éviter le développement d’une coopération mutuellement bénéfique entre Moscou et Paris». La campagne antirusse s’est renforcée après qu’Emmanuel Macron a déclaré son intention d’améliorer les relations franco-russes, a ajouté la diplomatie russe.

Version des médias

La diplomatie russe a cité plusieurs articles publiés par des médias français entre les 4 et 6 décembre, notamment dans Le Monde, Le Figaro et Libération, qui reprennent la version avancée par la justice allemande sur l’implication de la Russie, en se référant uniquement à une enquête de Bellingcat et des sources anonymes des services secrètes.

Toujours d’après la justice allemande citée par les quotidiens, le meurtre aurait pu être commis pour le compte de la République tchétchène avec l'aide organisationnelle des autorités russes. 

Le soupçonné du meurtre, interrogé près des lieux, était doté d’un visa Schengen qui aurait été délivré par le consulat français à Moscou. Selon une enquête menée par Der Spiegel, The Insider et Bellingcat, le vrai nom du suspect est Vadim Krasikov, alors qu’il était arrivé en Allemagne sous une fausse identité, en provenance de Russie.

Qui est la personne tuée?

Le Géorgien Tornike K., connu également sous le nom de Zelimkhan Khangochvili, a été tué de trois balles à Berlin, le 23 août 2019.

Selon Vladimir Poutine, cet homme a «participé de manière active à des activités séparatistes» et était recherché par les services russes, notamment pour avoir «organisé des explosions dans le métro de Moscou» dont l'une a emporté la vie de 98 personnes. Le porte-parole du Président russe a précisé que la Russie avait envoyé à l'Allemagne des demandes pour son extradition, parce que «sa participation à des actes terroristes a été établie».

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Tags:
désinformation, Russie
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