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Menaces contre Sputnik Estonie par Tallinn (16)
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Le jour même où la rédaction de Sputnik Estonie a été contrainte de décider d’arrêter ses activités et ce pour éviter des poursuites de Tallinn, l’Onu a confirmé avoir reçu la lettre que Margarita Simonian a adressée à ce sujet au Secrétaire général de l’organisation et a indiqué l’avoir transférée à son Haut-Commissariat aux droits de l'Homme.

L’Onu a accusé réception de la lettre de la rédactrice en chef du groupe Rossiya Segodnya Margarita Simonian concernant la situation de Sputnik Estonie et l’a fait suivre à son Haut-Commissariat aux droits de l'Homme pour qu’il prenne les mesures qui s’imposeront, a annoncé à l’agence RIA Novosti le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l'Onu, Farhan Haq.

Des menaces de poursuites judiciaires par Tallinn pesant sur eux, les employés de Sputnik Estonie ont été contraints de prendre la décision de cesser leurs activités pour la rédaction dès le 1er janvier 2020. Le travail de la rédaction de Sputnik Estonie sera suspendu, mais le site continuera de fonctionner. Le service de presse de Rossiya Segodnya a qualifié les actes de Tallinn de «harcèlement caractérisé, d’arbitraire juridique, de manifestation de totalitarisme et de violation grossière des principes de la liberté d’expression sans précédent dans l’Union européenne».

Margarita Simonian, rédactrice en chef de Rossiya Segodnya, s'est adressée, entre autres, au Secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres. Dans sa missive, elle l’a prié de «prêter une attention particulière aux mesures discriminatoires» dont fait l’objet Sputnik Estonie, de «donner une évaluation appropriée de ce cas sans précédent de violation de la liberté d'expression» et de prendre des mesures pour garantir le droit des journalistes à exercer leurs activités professionnelles.

«Nous avons reçu la lettre. Nous la transférons au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme», a déclaré Farhan Haq

Situation de Sputnik Estonie

Tallinn a menacé les employés de Sputnik Estonie de poursuites judiciaires s’ils n’arrêtaient pas de travailler pour le groupe russe Rossiya Segodnya à partir du 1er janvier 2020. Le prétexte invoqué est les sanctions anti-russes décrétées par l’UE en mars 2014 contre plusieurs personnes morales et physiques. Cependant, les mesures de rétorsion de l’Union européenne n’ont pas été décrétées contre Rossiya Segodnya, mais contre la personne de Dmitri Kisselev, son directeur général.

Le Représentant de l'OSCE pour la liberté des médias, Harlem Désir, a déclaré que la volonté des autorités estoniennes d’élargir les sanctions personnelles visant le directeur général de Rossiya Segodnya aux employés de Sputnik Estonie créait un problème pour la liberté de la presse. Soulignant que Sputnik Estonie ne figurait pas sur la liste des personnes morales soumises à de sanctions de l’UE, il a appelé les autorités estoniennes à s’abstenir d’entraver inutilement les activités de Sputnik.

Lors de sa grande conférence de presse annuelle à Moscou, Vladimir Poutine a promis d'apporter son soutien aux journalistes de Sputnik, victimes de pressions à l'étranger.

Dossier:
Menaces contre Sputnik Estonie par Tallinn (16)

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