International
URL courte
Mort du général iranien Soleimani (94)
5521630
S'abonner

Le ministre iranien des Affaires étrangères a mis en garde Donald Trump après que celui-ci a menacé de frapper «52 sites» iraniens, dont des lieux historiques, affirmant que «viser des sites culturels est un crime de guerre».

Le chef de la diplomatie iranienne a répondu dimanche 5 janvier à Donald Trump qui a menacé de frapper «52 sites» iraniens, dont des lieux historiques, estimant que «viser des sites culturels est un crime de guerre».

«Ayant gravement violé le droit» international avec l'assassinat vendredi du général iranien Qassem Soleimani en Irak, M.Trump «menace encore de commettre de nouvelles violations [...] des normes impératives du droit international», écrit Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter.

L'armée iranienne «doute» que Trump ait le «courage» 

L'armée iranienne a de son côté dit douter que les États-Unis aient le «courage» de frapper l'Iran, selon l'agence officielle Irna.

«Ils disent ce genre de choses pour détourner l'attention de l'opinion mondiale de leur acte odieux et injustifiable» (l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani vendredi en Irak, ndlr), mais je doute qu'ils en aient le courage», a déclaré le général Abdolrahim Moussavi, commandant en chef de l'armée iranienne, cité par Irna.

52 sites

M.Trump a averti samedi Téhéran que les États-Unis avaient identifié 52 sites en Iran et qu'ils les frapperaient «très rapidement et très durement» si la République islamique attaque du personnel ou des objectifs américains.

Certains de ces sites iraniens «sont de très haut niveau et très importants pour l'Iran et pour la culture iranienne», a précisé M.Trump dans un tweet. «Les États-Unis ne veulent plus de menaces!», a-t-il prévenu.

M.Trump a souligné que le chiffre de 52 correspondait au nombre d'Américains qui avaient été retenus en otages pendant plus d'un an à partir de la fin de 1979 à l'ambassade des États-Unis à Téhéran.

Raid contre un général iranien

Soleimani, commandant de la Force Al-Qods, branche des Gardiens de la révolution iraniens chargée des opérations extérieures de l'Iran, a été tué vendredi 3 janvier par une frappe aérienne américaine devant l'aéroport international de Bagdad.

La mort de Soleimani, que l'Iran a promis de venger, a choqué la République islamique et suscité des craintes d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient.

«S'ils attaquent encore, ce que je leur conseille fortement de ne pas faire, nous les frapperons plus fort qu'ils n'ont jamais été frappés auparavant!» a encore menacé M. Trump sur Twitter.

Dossier:
Mort du général iranien Soleimani (94)

Lire aussi:

Ces bonnes habitudes à prendre pour perdre du poids, selon une nutritionniste
Didier Raoult interpelle l'OMS sur le remdesivir et en dénonce les effets secondaires
L’Égypte a besoin d’armes, la France répondra-t-elle présente?
«Je vais te venger»: la promesse de la femme du chauffeur tabassé jusqu’à la mort cérébrale à Bayonne
Tags:
Téhéran, Mohammad Javad Zarif, États-Unis, Iran, Donald Trump
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook