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Mort du général iranien Soleimani (94)
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La coalition internationale sous commandement des États-Unis suspend l'entraînement des forces de sécurité irakiennes et ne participera plus aux combats de ces dernières contre Daech* en raison d'attaques à la roquette répétées contre des bases abritant des troupes américaines dans le pays, selon un communiqué.

Prétextant cette mesure par la nécessité de se concentrer sur la protection du personnel de la coalition internationale en Irak, le Pentagone a pris la décision de suspendre l'entraînement des forces de sécurité irakiennes ainsi que son soutien dans la lutte contre Daech*.

«Les tirs de roquettes répétés au cours des deux derniers mois par des éléments du Kataeb Hezbollah ont causé la mort de membres des forces de sécurité irakiennes et d'un civil américain. En conséquence, nous sommes maintenant pleinement déterminés à protéger les bases irakiennes qui abritent des troupes de la coalition. Cela a limité notre capacité à mener une formation avec des partenaires et à soutenir leurs opérations contre Daech* et nous avons donc suspendu ces activités», indique un communiqué cité par Reuters.

Les États-Unis contre le Kataeb Hezbollah

Samedi 4 janvier, trois attaques à la roquette ont eu lieu à Bagdad et dans ses environs. Si les deux premières ont visé le quartier d’Al-Jadriya et la Zone verte sécurisée qui abrite les ambassades étrangères, notamment celle des États-Unis, la troisième s’est produite à la base militaire de Balad, au nord de Bagdad, où sont stationnés des soldats américains.

Le même jour, le groupe chiite Kataeb Hezbollah a appelé les forces de sécurité irakiennes à se tenir à partir du 5 janvier au soir à distance d’un kilomètre minimum des bases et installations utilisées par l’armée des États-Unis en Irak.

Ces tirs ont été recensés au lendemain du meurtre du commandant de la Force iranienne Al-Qods, Qassem Soleimani, et du numéro deux des milices chiites irakiennes, tous deux tués dans une frappe américaine près de l’aéroport international de Bagdad dans la nuit du 2 au 3 janvier.

Le 29 décembre, le Pentagone a annoncé dans un communiqué avoir frappé cinq bases du groupe chiite irakien Kataeb Hezbollah, trois en Irak et deux en Syrie pour ainsi riposter aux «attaques répétées» de ce mouvement contre les bases irakiennes qui accueillent des forces de l'opération Inherent Resolve.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
Qassem Soleimani, États-Unis, Iran, Irak
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