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«Cessez toute ingérence étrangère» dans le pays, a appelé Ghassan Salamé, l'émissaire des Nations unies en Libye à propos du conflit en cours dans le pays.

L'émissaire des Nations unies en Libye, Ghassan Salamé, a appelé les États étrangers à ne plus intervenir dans le conflit.

Interrogé par les journalistes concernant l'arrivée de militaires turcs en Libye, afin de fournir de l’aide à l'une des parties en conflit en Libye, l’émissaire a dénoncé toute ingérence étrangère dans le pays.

«Ce pays a trop souffert d'ingérences étrangères sous différentes formes», a-t-il martelé.

De plus, il a demandé de «rester à distance» de la Libye.

«Il y a assez d'armes en Libye. Ils n'en ont pas besoin. Ça suffit là, les mercenaires. Cessez d'envoyer des mercenaires. Cessez toute ingérence étrangère», a exigé Ghassan Salamé.

Plus tôt en ce 6 janvier, l'Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar a pris le contrôle de la ville de Syrte, selon son porte-parole, Ahmed al-Mismari.

Les renforts turcs

Jeudi 2 janvier, la Grande Assemblée nationale de Turquie a adopté une motion autorisant l'envoi de troupes turques en Libye. Par la suite, Recep Tayyip Erdogan a annoncé le départ progressif de soldats afin de soutenir le gouvernement de Fayez el-Sarraj.

L’Union européenne réagit

L’Union européenne a exprimé sa «grave inquiétude» face à la décision d’Ankara d’envoyer des troupes en Libye. Les États-Unis, Israël, Chypre, la Grèce ainsi que l'Égypte ont également mis la Turquie en garde contre des actes qui pourraient déstabiliser la situation dans la région.

Le conflit en Libye

En 2011, plusieurs pays de l’Otan, la France de Sarkozy en tête, ont attaqué la Libye. Une guerre civile s'en est ensuivie, le gouvernement de Mouammar Kadhafi a été renversé et il a été assassiné. Le pays s’est divisé. Le GNA de Fayez el-Sarraj, soutenu par les Nations unies et l’Union européenne, s’est installé à Tripoli, alors que dans l’est de la Libye siège un parlement élu par le peuple et appuyé par l'Armée nationale libyenne du maréchal Haftar. Le pays est toujours déchiré en plusieurs entités rivales.

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Tags:
ingérence, conflit, politique, Libye
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