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Mort du général iranien Soleimani (67)
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La promesse de Donald Trump d’attaquer 52 sites iraniens, patrimoine culturel compris, a été qualifiée par le ministre iranien des Affaires étrangères de «crime de guerre» dans une interview accordée à CNN.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que les menaces de Donald Trump contre des sites culturels iraniens étaient un exemple du fait qu’il ne respectait pas le droit international et qu’il était prêt à commettre un crime de guerre, relate CNN à qui le ministre a accordé une interview.

«Il a illustré à la communauté internationale qu'il ne respectait pas le droit international, qu'il était prêt à commettre des crimes de guerre parce qu'attaquer des sites culturels est un crime de guerre», a déclaré Zarif à CNN.

Le ministre iranien a souligné que, d’après lui, Donald Trump ne s'inquiète pas du droit international. Il a tenu à souligner que les États-Unis devaient comprendre que les peuples de cette région désirent que les États-Unis partent.

«Il semble qu’il ne s’inquiète pas du droit international. C'est le prix de l'arrogance, de l'ignorance, du manque du respect. Leurs jours dans notre région sont bientôt terminés. [...] Les États-Unis doivent prendre conscience de la réalité, que les gens de cette région sont furieux. Que les gens de cette région veulent que les États-Unis partent», a expliqué le ministre iranien.

Promesse d’attaquer 52 sites

Auparavant, Donald Trump a mis en garde l’Iran menaçant de frapper «très rapidement et très durement» 52 sites iraniens, dont le patrimoine culturel. Ce chiffre fait référence au nombre d’Américains qui avaient été pris en otages à l’ambassade états-unienne à Téhéran en 1979.

«Il s'agit d'un acte d'agression contre l'Iran qui équivaut à une attaque armée contre l'Iran et nous y répondrons. Mais nous répondrons proportionnellement, pas de manière disproportionnée. Nous répondrons légalement, nous ne sommes pas des gens sans loi comme le Président Trump», a précisé Mohammad Javad Zarif.

Assassinat du général Soleimani

Dans la nuit du 3 janvier, des tirs menés sur ordre de Donald Trump avaient pour cible un convoi qui circulait près du terminal de fret aérien et dans lequel se trouvaient le général Soleimani ainsi que des membres des Unités de mobilisation populaire (Hachd Al-Chaabi), coalition de milices chiites irakiennes. Le chef suprême iranien Ali Khamenei a promis de se venger des États-Unis pour la mort de Soleimani.

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Tags:
États-Unis, Iran, Qassem Soleimani, politique
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