International
URL courte
0 161
S'abonner

Le chef du gouvernement libyen d’union nationale Fayez el-Sarraj rentre à Tripoli sans avoir rencontré à Rome le président du Conseil italien Giuseppe Conte et le maréchal Khalifa Haftar en raison de l’organisation ratée de la rencontre, selon Lev Dengov, chef du groupe de contact russe pour le règlement libyen.

Le chef du gouvernement d’union nationale Fayez el-Sarraj, qui s’est rendu à Rome, en est aussitôt reparti pour Tripoli, a annoncé à Sputnik le chef du groupe de contact russe pour le règlement en Libye Lev Dengov. «À ce que je sais, M.el-Sarraj ne rencontrera ni M.Haftar, ni M.Conte. À l’heure actuelle, il a pris l’avion à destination de Tripoli», a signalé le diplomate russe.

Selon lui, la rencontre n’a pas eu lieu en raison de son organisation ratée par la partie italienne: les deux parties ne se sont pas concertées sur plusieurs éléments.

 «Pour Fayez el-Sarraj  les partenaires clés dans le règlement libyen seront la Russie et la Turquie», a précisé le diplomate.

L’importance de la position russe et turque

Il a signalé que la position des dirigeants russe et turc serait beaucoup plus importante pour le chef du gouvernement d’union nationale.

«Il sera à l’écoute de l’opinion des dirigeants russe et turc sur la question», a indiqué le diplomate.

Les médias italiens rapportent en se référant à des sources gouvernementales que le président du Conseil Giuseppe Conte devait tenir des rencontres isolées avec Khalifa Haftar et Fayez el-Sarraj et que les négociations entre les deux représentants libyens n’avaient pas été envisagées.

L’agence Askanews a annoncé que le Premier ministre libyen Fayez el-Sarraj, qui aurait dû rencontrer à Rome à son retour de Bruxelles son homologue italien, est aussitôt reparti pour la Libye. Les négociations entre Giuseppe Conte et Khalifa Haftar ont quant à elles duré près de trois heures.

Il avait été précédemment annoncé que Fayez el-Sarraj et Khalifa Haftar s’étaient rendus à Rome pour rencontre Giuseppe Conte.

Déroulement de la crise libyenne

La crise libyenne se poursuit depuis le renversement du gouvernement par une coalition internationale initiée par la France et menée par les États-Unis et l’Otan ainsi que le meurtre de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le Parlement élu par le peuple et basé dans l'est libyen, qui est soutenu par l’ANL du maréchal Haftar, ne reconnaît pas la légitimité du gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj, soutenu par l'Onu et l'UE et basé à Tripoli.

Le 12 décembre, le maréchal Haftar a annoncé le début d'une bataille cruciale et l’avancée vers le centre de Tripoli.

Le gouvernement de Tripoli a officiellement demandé le 26 décembre l'aide militaire «aérienne, terrestre et maritime» d'Ankara pour faire face à l’avancée de l'Armée nationale libyenne, et le Parlement turc a accédé à cette demande.

Déclaration conjointe russo-turque

Mercredi 8 janvier, les Présidents russe et turc ont indiqué dans une déclaration conjointe que la stabilité en Libye ne pouvait être instaurée qu’à travers un dialogue interlibyen inclusif qui doit être mené sous l’égide des Nations unies sur la base de l’accord de 2015.

 «Une paix solide et la stabilité dans le pays ne peuvent être obtenues qu’à travers un processus politique mené par la Libye elle-même sur la base d’un dialogue interlibyen sincère et inclusif», ont indiqué Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan dans leur déclaration.

Lire aussi:

«Comportement de racailles»: deux maîtres-nageurs agressés et jetés dans une piscine de Melun
Trump explique ce qu’il considère comme «le plus gros problème dans le monde», la Russie impliquée
Macron a appelé Poutine pour discuter du vaccin russe contre le Covid-19 et de la Biélorussie
Historique: le PSG se qualifie pour les demi-finales de la Ligue des champions pour la 1ère fois depuis 1995 - vidéos
Tags:
Khalifa Haftar, Fayez el-Sarraj, Giuseppe Conte, Rome
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook